Les Etats Caraïbes et Africains disent non à la conservation

16 juil. 2004

56ème Commission Baleinière Internationale
Sorrente -Italie
Communiqué n°1.

Coalition francophone – ECCEA, Robin des Bois, ASMS OceanCare

En 2003, la Commission Baleinière Internationale -CBI- a pris l’importante initiative à travers un Comité de Conservation de prendre en compte la globalité de l’environnement marin et de déterminer à terme, dans ce cadre, comment protéger au mieux les populations de baleines. La mise en place de ce Comité de Conservation ouvre pour la CBI des perspectives nouvelles de coopération internationale. Le Comité est chargé de présenter aux Etats-membres des conseils pertinents sur tout ce qui relève de la gestion et de la conservation des baleines.

Mais, au deuxième jour des travaux de la 56ème réunion de la CBI, la conservation n’est pas en haut de l’agenda de tous les pays-membres. Les pays Caraïbes et Africains qui sont depuis une décennie sous l’influence du Japon sont absents des premiers débat du Comité de Conservation qui aura à travailler avec l’UNEP (programme des Nations Unies pour l’environnement) sur les zones marines protégées et sur les écosystèmes océaniques dans le cadre des négociations pour assurer la survie des espèces.

Parmi les thèmes qui doivent être abordés par le Comité de Conservation, il y a les pollutions, l’extinction des espèces, les prises accidentelles, les collisions avec les navires, les échouages collectifs, les impacts négatifs des pêcheries dont les filets maillants, la dégradation des habitats et le changement climatique. Le Comité est également chargé de passer en revue et de compiler les réglementations et les instruments d’observation et de contrôle.

Dans l’intérêt de tous les pays, la Convention fondatrice de la CBI recommande de préserver pour les générations futures les ressources naturelles, comme les baleines. La coalition francophone souligne qu’  » une contribution active de tous les pays-membres aux directives de la CBI est essentielle. Le temps presse à la fois pour les pays chasseurs et non-chasseurs de baleines. Il est n’est pas compréhensible que certains pays refusent jusqu’alors de participer à l’émergence d’une solution réaliste « .

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