Usines offshore

L’humanité découvre un nouveau satellite : l’océan. La mer est la nouvelle lune. C’est promis. Le 21ème siècle et les suivants seront maritimes ou ne seront pas. L’offshore éolien est un cheval de Troie. Le foncier marin est immense et il n’y a pas des voisins pour se plaindre. Après l’étalement urbain vient le temps de l’étalement marin. Aux entraves des plates-formes d’hydrocarbures abandonnées ou en exploitation s’ajouteront les usines sur l’eau, les mines sous-marines, les stockages de CO2, les unités de dessalement. La mer à boire, à trancher et à consommer sans modération. Qu’en pensent les baleines et les poissons ?

Le pastis des voleurs d’eau.

21 juil. 2003

Version 2 – RAPPEL.

Des industriels venus de l’exploitation pétrolière s’apprêtent à planter leur derrick au large de Menton. Mare Nostrum est à eux. S’appuyant classiquement sur les inquiétudes agricoles et humanitaires liées à la diminution des réserves d’eau et cyniquement sur la gratuité de l’eau de mer, Nymphéa Water confisque la source sous-marine de Mortola qui déverse dans la Méditerranée au large de Menton et par 36 m de fond une eau douce venue du massif transalpin italien.

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Hunt Oil – Bons baisers de Dallas

4 mars 1996

La “grande commission nautique” s’est donc réunie à Cherbourg et a donné son aval au consultant de la compagnie pétrolière Hunt Oil en ce qui concerne la venue en Manche Centrale de la plate-forme pétrolière et le forage de prospection.

L’association Robin des Bois déplore qu’à cette réunion n’aient pas été invités d’écologistes pourtant nombreux dans le Cotentin et que la société Hunt Oil dont le siège est à Dallas, Texas, n’ait pas cru devoir y envoyer un de ses représentants légaux. L’état-major de cette compagnie ne se déplace sans doute pas pour si peu de choses, et son directeur de l’environnement est donc resté invisible à Cherbourg, comme il l’est sur les autres sites de prospection de Hunt Oil, au Laos, au Yémen, et au Nigéria.

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Hunt Oil : la Manche n’est pas le Far West

9 janv. 1996

La compagnie texane Hunt Oil pourrait installer à partir du mois d’avril une plate-forme de forage de prospection pétrolière à 40 kilomètres au large de Barfleur.

Cette mise en place d’une plate-forme de forage près du dispositif de séparation du trafic maritime des Casquets représente un risque supplémentaire pour la sécurité maritime. La Manche compte parmi les zones de trafic les plus importantes de l’océan mondial avec plus de 400 passages chaque jour dont de nombreuses cargaisons de matières dangereuses. Les dispositifs anti-collision avancés par la compagnie Hunt Oil sont soit dérisoires, soit inadaptés. Le bateau de servitude associé à la plate-forme peut-il en effet être assimilé à un remorqueur de haute-mer comme le laisse entendre la compagnie de recherche pétrolière ?
Que peuvent des balises lumineuses, des radars face aux nombreuses fortunes de mer que connaissent chaque année les parages des Casquets : navires ou remorques à la dérive, collisions, pertes de conteneurs, erreurs de navigation.

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La Flèche n°15

3 mai 1991

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