Un espoir pour les navires en fin de vie

8 déc. 2003

L’évolution des réglementations et des conventions internationales fait de la démolition des navires un métier d’avenir. L’extraction et l’élimination des matériaux et résidus toxiques et le recyclage des métaux sont deux conditions indispensables à la protection de l’environnement et à l’économie des ressources naturelles.

Dans cette logique, Robin des Bois est favorable au développement des plates-formes de déconstruction navale en Europe du Nord. Elles permettraient de neutraliser sur place les navires poubelles immobilisés dans les ports et d’éviter un raz de marée dans les chantiers asiatiques où les conditions de travail et la gestion de l’environnement sont désastreuses.

Plus précisément, Robin des Bois, tout en déplorant que les États-Unis n’aient pas de solution interne, est favorable à la déconstruction en Angleterre des 2 ex-navires auxiliaires de l’US Navy arrivés début novembre dans le port d’Hartlepool. Jusqu’alors spécialisée dans le recyclage des plates-formes pétrolières, la compagnie Able UK entend dans le respect des règles européennes utiliser ses compétences dans le recyclage des navires.

Depuis 4 ans, Robin des Bois souhaite que des installations de ce type soient développées sur la façade atlantique et en Méditerranée. L’inertie des pouvoirs publics et des industriels aboutit à des scandales comme celui du porte-avions Clémenceau. L’initiative des industriels anglais est positive. Ils disent pouvoir recycler un navire US en six semaines. Qu’ils le fassent et qu’ensuite des conclusions objectives soient tirées de cette expérience !

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