Le bug pyrotechnique

6 sept. 2001

La perte dans la nuit du 5 au 6 septembre 2001 d’une bombe de 250 kg tractée par le Groupement des Plongeurs Démineurs de Cherbourg entre le sud des installations portuaires du Havre et la zone de pétardage confirme les craintes de l’association Robin des Bois et justifie ses appels au report des opérations en plein jour.

Si la bombe est munie d’un marqueur comme cela devrait être le cas, elle peut être relocalisée immédiatement et entourée d’un périmètre de sécurité puis faire l’objet d’une deuxième tentative de relevage et de pétardage.

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La nuit, tous les risques sont gris

5 sept. 2001

Par une ordonnance en date du 28 juin 2001, le Conseil d’Etat a suspendu l’arrêté autorisant les travaux d’extension du Port Autonome du Havre ” Port 2000 ” pour partie des opérations qui nécessitent un déminage et un débombage préalables, jusqu’à la destruction totale des engins de guerre dûment constatée par les autorités compétentes,. Cette ordonnance concerne l’emprise maritime du projet mais aussi dans la continuité une partie de l’emprise terrestre où devrait s’effectuer le creusement des futures darses. Le déminage terrestre doit aussi faire l’objet d’une étude de sécurité pyrotechnique qui n’est pas encore diffusée.

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De sombres pratiques pour un déminage nocturne

4 sept. 2001

Si les conditions météorologiques le permettent, le déminage de 4 bombes et 1 mine sera effectué par la Marine Nationale dans la nuit du 5 au 6 septembre. Cette opération, entrant dans le cadre des travaux préliminaires à la construction de “Port 2000” au Havre, serait entachée d’irrégularité au regard du “Plan de sécurité du déminage du secteur sud des installations portuaires du Havre” mis au point par le Service Interministériel Régional des Affaires Civiles et Economiques de Défense et de Protection Civile (SIRACED – PC), et signé par le Préfet Maritime de la Manche et de la mer du Nord, le Préfet de Seine-Maritime, le Maire du Havre, et le Directeur du Port Autonome.

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Les baleines en eaux troubles

26 juil. 2001

La 53 ème session plénière de la Commission Baleinière Internationale -CBI- se terminera demain à Londres. Retenu à Bonn dans le cadre de la finalisation du protocole de Kyoto, le haut fonctionnaire responsable de la délégation française ne sera finalement pas du tout venu. Sans directives, le reliquat de la délégation aura opté pour le profil très bas, lâchant notamment la Grande-Bretagne, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, l’Autriche, les Pays-Bas, l’Allemagne et Monaco dans la défense des grands cétacés. Historiquement, la France a été un pays baleinier notoire et un leader épisodique dans la protection des baleines. Elle a notamment proposé le sanctuaire dans l’Océan Austral approuvé en 1994 par la CBI. En 2001, la France n’a parrainé que deux résolutions, n’en aura proposé aucune et ne s’est portée volontaire pour aucun groupe de travail. Pourtant, la préparation de la prochaine réunion qui se tiendra au Japon est cruciale pour l’avenir des grands cétacés, d’autant que des pays africains francophones pourraient à l’image de la Guinée renforcer le camp des chasseurs de baleines.

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Secret-défense, secret-Concorde

24 juil. 2001

Par communiqués des 26 juillet, 10 août et 16 août 2000, ainsi que par courriers ou télécopies du 11 août et du 21 août, confirmés le 15 février 2001 à l’adresse de la SNECMA, co-constructeur des réacteurs, et de M. le ministre des transports, Robin des Bois a demandé des informations sur la présence à bord du Concorde de thorium 232, un radionucléide particulièrement toxique couramment utilisé dans la motorisation et les alliages aéronautiques. Les préoccupations de Robin des Bois s’étendaient aux hydrocarbures, à l’amiante, au pyralène et autres solvants chlorés susceptibles d’avoir pollué les sols et sous-sols à l’endroit du crash. Aucune réponse ne nous a été faite.

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