Autres polluants

Les activités humaines sont des dealeuses de rejets liquides et les rivières des dilueuses. Il va falloir un jour mettre à jour la cartographie des tuyaux, fossés et bouches qui déversent dans les fleuves et les rivières des déchets divers dont les effets cocktail sont négligés. Au bout de la plomberie, les fleuves se déversent dans de grandes baignoires appelées mer.


L’égouttage dégoûtant de VNF

9 sept. 2011


L’égouttage dégoûtant de VNF

Objet: curage du canal de la Sambre à l’Oise

Les vidangeurs de VNF -Voies Navigables de France- sont à l’ouvrage. Ils évoquent des déchets inertes. Sont-ils vraiment inertes avec leurs irisations d’hydrocarbures bien visibles sur les tartines de boues dont ils recouvrent le patrimoine de Sissy (02). Qui en mangerait ? Surtout pas les vaches.

Si les anguilles de tous les cours d’eau et canaux du département de l’Aisne sont interdites à la consommation, c’est que justement en tant que poissons des fonds elles évoluent sur des sédiments pollués aux PCB et s’en nourrissent.

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PCB : miracles à Paris et dans le Nord

23 févr. 2010

Robin des Bois publie la nouvelle édition de l’inventaire des sites terrestres pollués aux PCB. Cet outil est utile. Il permet aux riverains et aux élus de s’informer et aux services de l’Etat d’intégrer dans la banque de donnée BASOL des sites qui n’étaient pas jusqu’à lors catalogués comme pollués aux PCB. Il est illustré par de nombreuses archives iconographiques.

Le 1er inventaire publié en mai 2008 faisait état de 361 sites. Cette nouvelle version en compte 404.

La propagation se confirme. Les PCB sortent des parcelles initialement polluées, se répandent dans les caniveaux, contaminent les sédiments des ruisseaux et se concentrent dans les vases des cours d’eau et des estuaires puis dans les chaînes alimentaires aquatiques et marines. Il y a à ce sujet une divergence entre le Ministère de l’Ecologie et Robin des Bois. Le premier dit que le traitement à grande échelle des sédiments contaminés n’est pas possible et ne fait rien, le second prétend qu’à petite échelle, pour les lots les plus contaminés, le traitement est urgent et possible.

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Loire poubelle à Montoir

15 janv. 2010

Loire poubelle à Montoir



Des usagers du terminal de Montoir nous signalent des anomalies et des pratiques polluantes pendant le déchargement en cours du Nordmosel, un minéralier transportant du coke de pétrole. Ce combustible est un résidu de distillation d’hydrocarbures. Le déchargement approprié par bandes transporteuses est perturbé par la pulvérulence du matériau et par la présence d’eau au fond des cales du navire. Des quantités importantes, 15 à 20 tonnes de coke de pétrole qui se présentent sous forme de petits boulets sont en fin de journée éparpillées sur le quai. Ces pertes de cargaison sont ensuite éjectées dans la Loire à l’aide de canons à eau. La pratique de la Loire poubelle est ordinaire. Soja, tourbe et autres vracs débarqués à Montoir subissent le même sort que le coke de pétrole.

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Jets d’encre dans la Meuse

28 nov. 2008

Jets d’encre dans la Meuse

« Ils ont oublié Cellatex, ils connaîtront la Sopal ». Cette déclaration d’un leader du conflit social qui oppose à Givet dans les Ardennes les salariés et la direction de l’entreprise Gascogne Laminates a été suivie d’effets : 600 litres d’encre concentrée ont été déversés provoquant une pollution internationale de la Meuse et une marée bleue.

Les chefs de guerre de la Sopal marchent sur les sentiers de leurs glorieux aînés de Cellatex qui en 2000 à Givet avaient déversé plusieurs tonnes d’acide sulfurique et de colorant teignant cette fois la Meuse en rouge.

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Uranium SOCATRI- Tricastin

19 juil. 2008

Uranium SOCATRI- Tricastin
Note d’information n°3

L’évènement du 7 juillet sur le site de la SOCATRI (Société Auxiliaire du Tricastin) n’est pas clos contrairement à ce qu’à déclaré le directeur de l’IRSN (source: journal Libération du 19 juillet). Le Haut Comité pour la Transparence et l’Information sur la Sécurité Nucléaire a demandé à l’issue de sa réunion spéciale du 16 juillet que le suivi environnemental soit maintenu.

La “butte de terre” sur l’emprise SOCATRI contient 14.806 m3 de déchets mixtes chimiques et radioactifs plus un tonnage non quantifié de boues contaminées par du chrome notamment. Les déchets radioactifs contenant des sous-produits chimiques toxiques sont issus de production ou d’activités d’expérimentation de la force nucléaire de dissuasion. Ceci n’est pas une information secrète. Cette “butte de terre” fait l’objet d’une fiche d’identification dans les inventaires publics des déchets radioactifs réalisés par l’ANDRA, dont la dernière version a été publiée en juin 2006 (en lien). Les déchets qui font l’objet d’une estimation quantitative se répartissent en 760 m3 de déchets d’enrichissement de l’uranium, 46 m3 de filtres de conditionnement et 14.000 m3 de résidus en provenance du site de COMURHEX, filiale d’AREVA à Malvesi, près de Narbonne, spécialisée dans la conversion de l’uranium naturel en UF4 (tétrachlorure d’uranium). Entre 1959 et 1983, COMURHEX a produit environ 15.000 tonnes d’UF4 issu du retraitement de combustibles irradiés (source AREVA. Les déchets des bassins de COMUHREX Malvesi. 23 mai 2008. Réunion du Plan National de Gestion des Matières et Déchets Radioactifs).
La pollution chimique de la nappe phréatique au droit du site SOCATRI est signalée par une fiche BASOL dans l’inventaire des sites pollués du MEEDDAD (en lien).

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Uranium SOCATRI

17 juil. 2008

Uranium SOCATRI- Tricastin
Note d’information n°2

Dans le cadre de la réunion exceptionnelle tenue hier par le Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire au sujet du rejet d’uranium de SOCATRI, le représentant de l’association Robin des Bois a souligné que la SOCATRI est responsable d’une pollution chimique persistante des eaux souterraines. La source de cette pollution est considérée comme accidentelle et remonterait à 1996. Elle concerne le chrome VI et le nickel. La contamination de la nappe n’est pas accompagnée de restrictions d’usage. L’action de dépollution consiste à pomper les eaux contaminées et à les traiter. Ces informations sont disponibles sur le site BASOL du Ministère de l’Ecologie.

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Pollution radioactive – Tricastin

10 juil. 2008

Uranium SOCATRI- Tricastin
Note d’information n°1

Après l’erreur de gestion de la solution d’uranium au Tricastin et le déversement hors site, la décontamination du parcours terrestre a commencé.

A raison déclarée de 12 g d’uranium par litre, la quantité globale déversée a transformé les sédiments, les algues et l’ensemble de la végétation aquatique et planctonique des cours d’eau adjacents en déchets faiblement radioactifs. Au fur et à mesure que la teneur en uranium de l’eau diminue, celle des sédiments augmente. Il importe que les limons et les végétaux en aval du point de rejet soient curés et extraits afin d’éviter la contamination à long terme de l’écosystème local et de ses chaînes alimentaires. La décontamination du parcours aquatique de la solution d’uranium doit être programmée. Il convient de traiter le risque environnemental à long terme même si le risque sanitaire immédiat est considéré comme négligeable.

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Dépôts chimiques et radioactifs : le cas du Rhône

1 nov. 2007

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PCB sans frontières

30 août 2007

Au 30 juin 2002, l’inventaire des PCB dans la région Rhône-Alpes était d’un peu plus de 3.000 t réparties dans 52.994 transformateurs et condensateurs électriques (voir le communiqué de Robin des Bois en date du 30 septembre 2002 : « 33.462 tonnes de pyralène dans les préfectures »). Le plan d’élimination a été soumis au public à la fin de l’année 2002 par le biais d’une consultation confidentielle ouverte dans chaque préfecture, sans rapport avec l’enjeu écologique et sanitaire. La possibilité de réaliser une enquête publique dans chaque département a été rejetée. Le « petit matériel PCB » comme les radiateurs à huile, les condensateurs d’électroménager et de voitures a finalement été écarté du plan d’élimination. L’interprétation faite de la directive européenne a été restrictive. Les pouvoirs publics auraient pu intégrer les terres et les sédiments aquatiques pollués aux PCB dans l’inventaire puisque au sens de la directive les PCB devant être éliminés comprennent « tout mélange dont la teneur cumulée en PCB dépasse 0,005 % en poids soit 50 grammes par tonne ».

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Beaujolais: les pollutions coulent à flots

19 nov. 2003

Dans le Beaujolais, on produit plus d’eau polluée que de vin: l’Ardières, l’Azergues, la Vauxonne, la Mauvaise, le Maverand, le Nizerand, ces rivières qui traversent les vignobles sont sinistrées par les pesticides.

Diuron, aminotriazole, atrazine, terbuthylazine, glyphosate, norflurazon, oxadixyl, un cocktail d’herbicides et de fongicides utilisés en viticulture y est présent. Ils sont transportés vers les eaux de surface par le ruissellement des eaux de pluie sur les vignobles en coteaux. Quant à l’arsenic, autorisé comme fongicide agricole sous forme d’arsénite de soude jusqu’au 8 novembre 2001, et interdit à cette date avec effet immédiat pour raisons sanitaires, sa concentration dans les sédiments de l’Azergues atteignait 44mg/kg en février 2002, un chiffre supérieur à la valeur de constat d’impact d’un sol pollué pour un usage sensible. Les concentrations en pesticides mesurées à Lucenay classent l’Azergues et la Saône parmi les rivières ne pouvant plus satisfaire à la production d’eau potable, même avec filtration, et où la diversité biologique est affectée de manière importante. En aval de Villefranche, la Saône est dans la même situation. BAYER S.A. stocke plus de 300 t d’arsénite de soude retiré du marché dans son usine de Villefranche-sur-Saône.

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