Eléphants et ivoires

En 1986, Robin des Bois publie « Eléphants et ivoire végétal ». Un an plus tard, une élégante bande d’éléphants masqués tout droit sortis d’Art Déco et de Sherwood envahit les trafiquants d’ivoire à Paris. En 1988 les éléphants masqués saluent à Lausanne la décision d’interdire le commerce international de l’ivoire. Une victoire colossale. En 1997, le cartel de l’ivoire réussit à rouvrir les vannes du commerce international. Une défaite abyssale. C’était à Harare capitale du Zimbabwe. Le journal gouvernemental titre « L’Afrique australe gagne la guerre de l’ivoire ». Robin des Bois répond par « Harare humanum est ». De cette erreur, les éléphants ne se remettent pas.

L’Inde brûle l’ivoire de contrebande. Et la France ?

30 juil. 2013

Aujourd’hui, l’Etat du Maharashtra va brûler des matières précieuses animales saisies par les équipes de lutte anti-braconnage. Des peaux de léopards et de tigres qui se négocient aux alentours de 12.000 euros pièce et des défenses d’ivoire dont le prix sur le marché noir oscille entre 1.500 et 5.500 euros/kg vont ainsi être définitivement éliminées.

L’Etat du Kerala s’apprête à faire de même avec son stock de 3 tonnes d’ivoire correspondant à 20 ans de saisie.

Grâce à ces gestes volontaires et spectaculaires, les autorités indiennes entendent redoubler d’efforts pour lutter contre la criminalité environnementale à l’égard des animaux protégés par les conventions internationales et les lois indiennes. Elles entendent aussi éviter toute dispersion ou « perte » ou commercialisation des stocks saisis.

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Robin des Bois les suivra A la Trace

17 juil. 2013

Robin des Bois publie aujourd’hui le numéro 1 d’A la Trace, bulletin trimestriel d’information et d‘analyses sur le braconnage et la contrebande d’animaux menacés d’extinction.

206 évènements liés à des braconnages, des saisies, des arrestations et des condamnations survenus en Afrique, en Australie, en Amérique, en Europe et en Asie sont rapportés. Cette vision panoramique de la cruauté et de la criminalité envers la faune sauvage entre le 1er avril et le 30 juin 2013 fait frémir et réfléchir.

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Ivoire : une première très inquiétante !

30 mars 2013

Quelles que soient les motivations du voleur d’ivoire au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris, ce hold-up est à prendre au sérieux. S’agit-il d’une initiative personnelle, d’une commande ou de l’émergence d’un nouveau réseau clandestin de trafic d’ivoire en France et en Europe ?

Depuis 2011, 82 cornes de rhinocéros ont été volées en Europe dont 11 en France. Ces vols sont attribués à des réseaux criminels organisés. Ils visent les musées, des antiquaires, des salles de vente aux enchères, des taxidermistes et des collectionneurs privés. Les vols sont parfois assortis de violence auprès des personnes. Dans les zoos, les rhinocéros font l’objet d’une protection renforcée. Le développement de ces vols est parallèle à l’augmentation du braconnage en Afrique et en Asie et à l’augmentation du prix au kilo de la corne de rhinocéros sur le marché noir et le marché légal. Certains experts évoquent le prix de 65.000 euros le kilo.

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La CITES se moque du braconnage des éléphants

14 mars 2013

Les compromis et les blablas signent la fin de l’ère des éléphants

Microsoft Word - Press Release CITES HAS NO CURE FOR ELEPHANT PO

Malgré les grands discours à l’occasion de son 40ème anniversaire, la CITES – Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction – a échoué à protéger les éléphants. Les populations d’éléphants en Afrique sont littéralement assiégées pour répondre à la demande d’ivoire en Asie. Rien qu’en 2011, au moins 25.000 éléphants ont été massacrés pour l’ivoire et le phénomène a empiré en 2012.

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Du calme pour les éléphantes !

9 janv. 2013

Aucune réglementation française ou européenne ne traite explicitement de la tuberculose chez les espèces animales sauvages ou en captivité.

Le décret du 30 juin 2012 du Ministère de l’Agriculture ne mentionne pas la tuberculose dans la liste des dangers sanitaires pour lesquels les plans nationaux d’intervention d’urgence doivent être élaborés. Dans ce cadre d’urgence, le préfet a à sa disposition 8 autres options que l’abattage des animaux malades ou contaminés ou ayant été exposés à la contagion.

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Sauvez les vieilles dames ! n°2

27 déc. 2012

Sauvez les vieilles dames !  n°2

En liberté, les éléphants d’Asie vivent entre 50 et 60 ans. En captivité, ils vivent un peu moins longtemps.

Les « deux vieilles dames » de 42 et 43 ans qui animent depuis des années le zoo du parc de la Tête d’Or sont condamnées par la mairie de Lyon et la préfecture de région à la retraite anticipée.
Ce n’est pas de l’euthanasie à tort citée dans les communiqués officiels, c’est de l’empoisonnement par injection intraveineuse de pentobarbital. La mission et la définition de l’euthanasie sont de mettre un terme aux souffrances d’un malade incurable.

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Sauvez les vieilles dames !

18 déc. 2012

Sauvez les vieilles dames !

La mise à mort des deux éléphantes d’Asie du jardin zoologique de la Tête d’Or à Lyon serait entachée de cruauté et d’illégalité.

Cruauté
Chaque année, des milliers d’éléphants sont eux aussi mis à morts en Afrique ou en Asie par la faute du trafic illégal d’ivoire et de la régression des habitats naturels. Viendrait s’y ajouter l’exécution de ces deux éléphantes de 42 et 43 ans, un âge très respectable pour les espèces éléphantines qu’un nombre infime de spécimens dans les milieux sauvages a aujourd’hui la chance de connaître.

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L’éléphant n’est pas une marchandise

10 avril 2010

CITES 2000 – Nairobi

La 11ème Conférence des Parties de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) s’est ouverte aujourd’hui au siège du Programme des Nations Unies pour l’Environnement, à Nairobi, au Kenya. Lors de la dernière session plénière, en juin 1997, à Harare (Zimbabwe), les populations d’éléphants (Loxodonta africana) du Zimbabwe, du Botswana et de la Namibie ont été déclassées de l’annexe I (interdiction du commerce international) à l’annexe II (commerce contrôlé). Ce déclassement partiel visant à exporter de l’ivoire vers un importateur unique, le Japon, ne devait devenir effectif qu’après renforcement de la coopération internationale dans la maîtrise du braconnage des éléphants et de la contrebande de l’ivoire. Depuis 1997, à travers l’Afrique et l’Inde, le braconnage des éléphants s’est multiplié et les trafiquants d’ivoire ont récupéré leurs parts de marché.

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La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction en passe d’être rachetée par l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce)

25 mars 2010

CITES 2010 – Doha
Communiqué n°8 – FIN

La 15ème Conférence des Parties à la CITES vient de s’achever à Doha. Le requin taupe a été remis sur la table suite à l’intervention de Singapour qui a estimé qu’il y avait eu des problèmes techniques lors du premier vote. Les débats ont été escamotés par une astuce de procédure et la proposition est directement repassée au vote. Elle a été rejetée à trois voix près. L’Islande, candidate à l’Union européenne, et le Japon qui accueille en octobre prochain la Conférence pour la Biodiversité en affichant les meilleures intentions du monde se sont chaleureusement tombés dans les bras au milieu de la salle de conférence pour se féliciter de cet échec de l’Europe et des protecteurs des requins. Les associations telles que Japan Fisheries Association sont vite sorties pour fêter le résultat d’un lobby intensif. Installée pour protéger les espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction des excès du commerce international, la CITES devient progressivement une convention de protection du commerce. Le délégué de la Guinée a résumé hier en plénière l’analyse de beaucoup de participants : « Ma remarque est fort amère, je constate après avoir attentivement écouté les débats que les considérations économiques dominent la vision environnementale ». Les décisions sur les espèces marines ont confirmé que la mer est considérée par la communauté internationale comme un réservoir pour manger, pour guérir, pour se décorer, mais lorsqu’il s’agit de la protéger, c’est presque le désert, comme autour de Doha.

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Le bois de rose, les éléphants d’Afrique, l’ours blanc et le canard des Mariannes

14 mars 2010

La 15ème Conférence des Parties à la CITES, Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, se tiendra du 12 au 25 mars 2010 à Doha au Qatar. Comme à chaque session depuis 1989, Robin des Bois sera présent.

La CITES compte 175 Etats membres. Les décisions se prennent à la majorité des 2/3. L’annexe 1 interdit le commerce international, l’annexe 2 le réglemente. L’annexe 3 est décidée unilatéralement par un Etat et appelle les autres pays membres de la CITES à apporter leur assistance pour contrôler le commerce. Le compte-rendu de la précédente plénière de la CITES est disponible (pdf).


Le bois de rose, pau rosa
(Aniba rosaeodora duckei) :
Chanel utilise de l’essence de bois de rose dans le n°5. En 1997, une controverse a surgi à ce sujet entre le parfumeur et Robin des Bois. Elle s’est conclue par un accord mutuel sur la nécessité de protéger le bois de rose notamment par un contrôle du commerce international en inscrivant l’espèce à l’annexe 2 de la CITES et par des essais de plantation en Guyane française. Actuellement, les huiles ou essences de bois de rose mises sur le marché sont pour la plupart d’origine chimique mais elles peuvent contenir des traces d’essence naturelle. Le marché des huiles certifiées « agriculture biologique » à usage d’aromathérapie s’est emparé de l’huile de bois de rose allant jusqu’à lui prêter des vertus anti-dépressive et aphrodisiaque. Le Brésil, principal pays de l’aire de répartition, propose l’inscription du bois de rose en annexe 2. L’ensemble de la parfumerie française y est favorable. Plus de 10 ans après le début de la campagne de Robin des Bois, le long temps de la diplomatie, cette proposition est un enjeu pour l’association. Ce n’est pas gagné d’avance ; les Etats qui tirent profit des ressources forestières sont en général très réticents à l’inscription d’un arbre dans les annexes 1 ou 2. En l’espèce il faut saluer la clairvoyance du Brésil.

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