Chemin du calvaire à Digosville

15 juil. 2026

16 chemin des Cloisons, un couple de personnes âgées et vulnérables subit depuis mars 2025 les pollutions, les risques et les nuisances d’une construction extravagante financée par un industriel à la retraite de l’agglomération de Cherbourg, avec l’aval du maire de Digosville. Le couple a dû supporter les tirs de mine, le fracas des forages, les nuages de poussières, le survol d’octobre 2025 à fin mai 2026 de leur maison par la flèche d’une grue, y compris pendant la tempête Goretti. A l’approche de cette tempête, le couple a téléphoné à la préfecture qui les a rassurés : “la sécurité de la grue est assurée jusqu’à 200 km/h de vent”. Ils ont eu de la chance, les 200 km/h ont été dépassés à Gatteville-le-Phare situé à 18 km (rafale de 213 km/h). Mais ils ont passé deux nuits d’épouvantes, avec la flèche de la grue se déplaçant au-dessus de leur toit et de leurs têtes au gré des vents tournants.

 

Les tirs de mine sous la rubrique C212 sont réservés à l’abattage de falaises ou blocs rocheux dans les carrières ou pour les travaux de routes et de tunnels. Cette rubrique semble exclure la construction de maisons individuelles.

Le 8 avril 2025, un commissaire de justice est venu constater que les terrasses, les allées du jardin, les façades et la toiture étaient tapissés de poussières. Le promoteur et propriétaire de la nouvelle construction s’est engagé par écrit à procéder à un nettoyage global. Le temps presse. Parmi les poussières il y a du grès qui a tendance à s’agglomérer et à s’incruster. Le promoteur diffère de semaine en semaine le nettoyage, il chipote sur le coût de l’opération alors que son immeuble en cours de finition coûte, compte tenu de tous les travaux préparatoires, 3 à 4 millions d’euros.

Cerise sur le gâteau, une piscine et un jacuzzi avec vue sur mer viennent d’être creusés à 55 cm du haut du jardin du couple. La modalité de construction de la piscine et l’origine de l’eau restent à examiner, mais de toute façon, elle n’était pas prévue dans les plans initiaux.

L’ensemble résidentiel de 380 m2, avec un sous-sol et 2 étages reliés par un ascenseur a été construit après le dynamitage de la falaise, sur une terrasse artificielle, en bordure de la ZNIEFF des landes du fort de Bretteville, sans inventaire préalable de la biodiversité et sans étude de l’impact des bruits, des forages et des terrassements.

 

 

 

 

 

 

Imprimer cet article Imprimer cet article