Les déchets radioactifs du professeur Pierre Pellerin†

24 avril 2026

Dans les jours qui ont suivi la catastrophe de Tchernobyl, le 26 avril 1986, l’ambassadeur dévoué de la filière nucléaire tentait d’apaiser l’inquiétude de l’opinion publique sur les ondes, les écrans et dans la presse papier. Le professeur Pierre Pellerin était alors directeur du Service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI). C’était un ponte du nucléaire, agressif et méprisant envers les antinucléaires.

En octobre 2025, la famille du professeur Pellerin a sollicité l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) pour se défaire d’un fourbi présumé radioactif amassé dans un de ses domiciles. L’ASNR a diligenté l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) pour établir un état des lieux. Le professeur Pierre Pellerin était un cachotier et un collectionneur atomiste acharné au point d’exposer son entourage immédiat à des risques inconsidérés. Il a en effet laissé en héritage à sa famille 13 pots de “Radium Belge – Bruxelles” gravés “Union minière du Haut Katanga” datant des années 1920, deux cadrans lumineux au radium 226 qui servaient de capteurs de correction d’altitude dans des avions de la Luftwaffe pendant la Seconde Guerre mondiale et une source scellée de césium 137 datant des années 1950.

A la demande de la famille du professeur Pierre Pellerin, le coût du conditionnement et du transfert de ces déchets radioactifs dans le Centre industriel de regroupement, d’entreposage et de stockage (Cires) de l’ANDRA est pris en charge par la Commission nationale des aides dans le domaine radioactif, grâce à une subvention du ministère de l’Ecologie.

 

 

 

 

 

 

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