Rapport d’activités et financier

26 juil. 2025

Assemblée Générale du 26 avril 2025 

Sommaire

PARTIE 1- RAPPORT D’ACTIVITES 2024

I- Bulletins, communiqués et notes d’information

II – Conseil en environnement
1. Conseil en environnement auprès de particuliers
2. Conseil en environnement auprès d’un industriel

III- Commissions, conseils d’administration et groupes de travail, enquêtes et consultations publiques
1. Instances de concertation
2. Enquêtes et consultations publiques

IV- Actions devant les tribunaux
1. Espèces menacées
2. Pollutions de rivières
3. Arbres et ripisylves 
4. Déchets
5. Risques industriels et incendies

V- Les actions de Robin des Bois par thèmes
1. Espèces menacées d’extinction
2. Bien-être animal
3. Industrialisation et artificialisation de la mer, sécurité maritime, pollutions marines
4. Démolition des navires
5. Risques industriels, pollutions et nuisances à terre
6. Sites et sols pollués et habitats insalubres
7. Pollutions de cours d’eau
8. Déchets
9. Nucléaire
10. Ondes électromagnétiques, Linky et autres compteurs connectés, lignes THT,

VI- Site internet et réseaux sociaux / sollicitations de journalistes

VII- Ressources humaines

PARTIE 2- RAPPORT FINANCIER 2024 ET PREVISIONNEL 2025

PARTIE 3- ELECTION DU CONSEIL D’ADMINISTRATION ET CLOTURE

Annexe I

***

Les adhérents à jour de leur cotisation et les donateurs ont été invités à participer à l’Assemblée Générale annuelle de Robin des Bois par courrier en date du 4 avril 2025, dans le respect des formes et des délais prévus par les statuts de l’association. Le rapport d’activités, le rapport financier, les perspectives de campagnes et le budget prévisionnel ont été présentés, discutés et adoptés.

 

PARTIE 1- RAPPORT D’ACTIVITES 2024

 

I- Bulletins, communiqués et notes d’informations

 

57 bulletins, rapports, communiqués et notes d’information ont été publiés par Robin des Bois en 2024 (Annexe I) et 21 entre le 1er janvier et le 22 avril 2025, auxquels s’ajoutent des mises à jour en tant que de besoin.

 

II- Conseil en environnement


1. Conseil en environnement auprès de particuliers

 

En 2024, Robin des Bois a reçu 126 sollicitations de particuliers, collectifs, associations ou collectivités territoriales. 86 dossiers ont été traités par courriers et courriels (entre 1 et 30 envois selon le nombre de destinataires et de relances nécessaires), d’autres ont été traités par téléphone.

Répartition thématique du conseil en environnement auprès de particuliers en 2024 :

  • 42 affaires concernent les déchets dont 20 des traverses de chemin de fer et 5 des lâchers de ballons.
  • 29 les risques industriels, pollutions et nuisances. Exemple ci-dessous.
  • 22 les arbres, forêts, espaces protégés, espèces protégées et l’aménagement du territoire.
  • 18 les sites et sols pollués et habitats insalubres. Exemple ci-dessous.
  • 15 les ondes électromagnétiques, lignes THT, Linky et autres compteurs connectés. Exemple ci-dessous.

Répartition géographique du conseil en environnement auprès de particuliers en 2024 :

Fond de carte Géoportail

Entre 2 et 4 collaborateurs de Robin des Bois mobilisent leurs compétences pour traiter ces sollicitations : recherches historiques, règlementaires, inspections de photos notamment aériennes, investigations dans les bases de données du ministère de l’Ecologie (installations industrielles, sites et sols pollués, inventaires faune et flore), sur les sites des préfectures et des mairies, dans les Plans Locaux d’Urbanisme, les plans de prévention des risques naturels ou technologiques, les études de dangers. Des  visites sur le terrain sont réalisées si nécessaire.

Les destinataires de nos courriers de synthèse sont les :

  • Préfectures, sous-préfectures
  • DREAL (Directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement), Unités départementales des DREAL et DRIEAT (Direction régionale et interdépartementale de l’environnement, de l’aménagement et des transports)
  • Directions de l’Office National des Forêts
  • Directions de l’Office Français de la Biodiversité
  • Agences Régionales de Santé (ARS) et leurs délégations départementales
  • Conseils régionaux
  • Conseils départementaux
  • Mairies, élus municipaux
  • Communautés d’agglomérations
  • Commissaires enquêteurs
  • Sociétés de droit privé
  • Gendarmeries
  • Syndicats de gestion des eaux ou des déchets
  • SNCF
  • ENEDIS
  • RTE (Réseau de transport d’électricité)
  • Syndics d’immeubles
  • Associations
  • Particuliers
  • Médias locaux en tant que de besoin.

Le rôle de Robin des Bois dans ces affaires particulières est un rôle de médiation. Les courriers destinés aux particuliers et collectifs sont accompagnés du corpus réglementaire applicable, de la jurisprudence, de modèles de courriers et de modes d’emploi pour effectuer des recours administratifs ou contentieux.

Entre janvier et avril 2025, Robin des Bois a déjà reçu 37 nouvelles sollicitations et traité 14 dossiers (59 courriers et relances déjà envoyés).

Ce travail est réalisé bénévolement.

 

2. Conseil en environnement auprès d’un industriel

 

Depuis 2001, Robin des Bois accompagne le groupe Séché Environnement. Trois visites de sites ont été réalisées en 2024 et suivies de rapports d’étonnement: Triadis Etampes, Triadis Saint-Jacques-de-la-Lande et Triadis Rouen.

Trois visites initialement programmées en 2024 ont été réalisées en janvier 2025: Ecosite de la Croix Irtelle, Séché Eco Industrie La Dominelais, Ecopôle de Nivillac.

Ce travail est rémunéré (cf. rapport financier).

D’autre part, Robin des Bois a par voie de communiqué en date du 24 juillet apporté son soutien à la reprise de Duralex, pionnier de la résistance, du durable et du local. Le site Duralex de 14 hectares à La Chapelle-Saint-Mesmin dans le Loiret est pollué par des hydrocarbures et des Eléments Traces Métalliques mais sa liquidation judicaire serait la pire des solutions. Robin des Bois s’est dit prêt à aider Duralex à mieux maîtriser les rejets atmosphériques, à améliorer la protection contre les incendies, à identifier toutes les zones de danger, à soigner les autres incongruités nuisant à la sécurité du site et de son environnement et à réduire progressivement les pollutions historiques. Le 26 juillet, la reprise par une Société coopérative de production (Scop) a été validé par le tribunal de commerce d’Orléans. Robin des Bois maintient sa proposition en 2025.

 

III- Commissions, conseils d’administration et groupes de travail, enquêtes et consultations publiques

 

1. Instances de concertation

 

Deux permanents de Robin des Bois, Jacky Bonnemains et Charlotte Nithart, représentent l’association dans des instances de concertation. La participation aux réunions ne donne lieu à aucune rémunération.

  • Conseil Supérieur de la Prévention des Risques Technologiques (CSPRT). Lien vers les comptes-rendus.
  • Commission Transport de Matières Dangereuses du CSPRT
  • Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN). Lien vers les comptes-rendus.
  • Commission Nationale d’Aide dans le domaine Radioactif (CNAR)
  • Comité Directeur pour la gestion de la phase Post Accidentelle d’un accident nucléaire ou d’une situation d’urgence radiologique
  • Comité Technique sites pollués de l’ADEME
  • Conseil National de la Mer et des Littoraux
  • Conseil Maritime de Façade Manche Mer du Nord
  • Comité de suivi plomb de la mairie de Paris.

Jacky Bonnemains est titulaire et Charlotte Nithart suppléante du Conseil d’Administration de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) et Jacky Bonnemains est membre du Conseil d’Administration du COFRAC (Comité français d’accréditation), au nom de Robin des Bois.

L’association est également représentée aux Comités de Parties Prenantes des éco-organismes Ecomaison, Cyclevia (éco-organisme chargé de la récupération et de la valorisation des huiles et lubrifiants industriels) et Valobat (éco-organisme du bâtiment).

Des représentants de Robin des Bois ont été entendus par la mission “Agressions naturelles et installations industrielles” des CGE-IGEDD (Conseil général de l’économie – Inspection générale de l’environnement et du développement durable) et ont participé à d’autres échanges avec les représentants de l’Etat sur les risques industriels, les déchets et les quotas de pêche.

 

2. Enquêtes et consultations publiques

 

Les commentaires déposés par Robin des Bois sont publiés sur son site internet. Lors de la précédente Assemblée Générale, des dossiers traités début 2024 ont déjà été évoqués, notamment celui du projet d’installation d’une installation de traitement des déchets dangereux et non dangereux à Givet dans les Ardennes. La commissaire enquêtrice a rendu un avis défavorable qui a été suivi d’un arrêté préfectoral portant refus d’autorisation.

Autres commentaires déposés en 2024 et début 2025:

  • Projet d’arrêté – établissements autorisés à héberger des spécimens vivants de cétacés, 18 juin 2024.
  • Consultation publique – demande d’autorisation de recours à un équivalent pour assurer le retour au Japon de déchets nucléaires, 11 novembre 2024.
  • Consultation publique – projet de décret relatif à l’ouverture de la chasse anticipée du cerf élaphe, 12 mars 2025.

© Marvin Biedermann

 

IV- Actions devant les tribunaux

 

L’association Robin des Bois est agréée au titre de la protection de l’environnement depuis 2008 sur le territoire national.

Les plaintes sont choisies, construites, rédigées en interne chez Robin des Bois par 3 à 5 collaborateurs, défendues par la présidente de l’association ou un membre de l’équipe désigné par le Conseil d’Administration. Robin des Bois bénéficie le cas échéant des avis et des diligences de Maître Tymoczko, membre du Conseil d’Administration, par exemple dans le dossier de l’incendie de Notre-Dame de Paris et d’un ancien stagiaire devenu avocat, Maître Mesland-Althoffer.

En 2024 et jusqu’en avril 2025, Robin des Bois a gagné 15 procédures

  • 9 contre des braconniers et trafiquants d’espèces menacées,
  • 6 contre des pollueurs de rivières.

Le recouvrement des dommages et intérêts est incertain.

 

1. Braconnage et contrebande d’animaux – exemples

 

Civelles

En avril 2025, le tribunal judiciaire de Créteil a condamné 8 membres d’un gang de trafiquants de civelles piloté par des Chinois. Le chef de l’entrepôt en France et superviseur de la logistique des passeurs malaisiens a été condamné à 5 ans de prison et à 10 ans d’interdiction du territoire français après l’exécution de sa peine.

L’audience sur les intérêts civils aura lieu en septembre 2025.

Oiseaux

Dans le cadre de l’affaire des 520 œufs de flamants roses détruits en Camargue lors du tournage du film “Donne-moi des ailes” de M. Vanier, l’audience qui devait initialement se tenir en décembre 2024 a été renvoyée à mars 2025. La société de production Radar Films a été condamnée à 50.000 € d’amende pour le délit de destruction des œufs, 2000 € de contravention pour la perturbation des flamants roses, et à la diffusion du jugement dans la presse. Radar Films a également été condamné à verser aux associations parties civiles dont Robin des Bois 10.000 € de préjudice moral. Robin des Bois est la seule association qui a fait reconnaître le préjudice écologique et devrait à ce titre recevoir 3000€ supplémentaires. Cette affaire sera rejugée en appel.

Mygales

Robin des Bois a été informé de l’interpellation de plusieurs braconniers à l’origine d’un trafic de mygales, de reptiles et d’amphibiens sur le territoire national et notamment entre la Guyane et la Région Grand-Est entre 2018 et 2022. Au total, 267 spécimens ont été envoyés par colis depuis la Guyane vers le territoire métropolitain. Les spécimens ont été vendus en France, en Belgique, en Suisse ou en Allemagne. Les 7 individus, à la fois braconniers, éleveurs et vendeurs, ont été condamnés par le tribunal judiciaire de Strasbourg le 26 septembre 2024. La condamnation la plus élevée est de 2400 € d’amende et 3 mois d’emprisonnement avec sursis. Les animaux ont été confisqués. Les trafiquants doivent également verser à Robin des Bois au total 1500 € au titre du préjudice moral, 3000 € au titre du préjudice écologique (une première pour les mygales) et 700 € au titre des frais de justice.

Loups

Dans une affaire d’empoisonnement d’un loup au carbofuran dans la Drôme, Robin des Bois a obtenu en plus des 1000€ au titre du préjudice moral et des 1500€ au titre des frais de justice 1 € au titre du préjudice écologique, c’est aussi une première, comme pour les mygales.

 

2. Pollutions de rivières – exemple

 

Dans l’affaire Duparchy/SAS FRENE NRJ, une pollution des eaux de la Doye et du Valouson à Nancuise et Marigna-sur-Valouse dans le Jura par un rejet de lactosérum, le tribunal judiciaire de Besançon a proposé à l’exploitant de signer une convention judiciaire d’intérêt public (CJIP) environnementale. L’audience d’homologation de la convention du 23 mai 2024, signée par l’ensemble des parties, a ainsi imposé à l’exploitant de verser à Robin des Bois les sommes de 1000 € au titre du préjudice moral et de 5000 € au titre du préjudice écologique. Le versement a été effectué en novembre 2024.

 

3. Arbres et ripisylves – exemples

 

Robin des Bois s’est constitué partie civile dans 2 affaires devant le tribunal judiciaire de Nancy.

– Le maire de la commune de Mignéville a été interpellé pour avoir détruit et dessouché la végétation de la ripisylve de la rivière la Blette et pour avoir creusé ses berges. Le principal argument du maire était “d’éviter de nouvelles inondations en aval”. Nul ne peut s’inventer hydrologue. Le maire, faisant déjà l’objet de 3 condamnations pénales et étant suspect dans 2 autres enquêtes en cours, a été condamné à une amende de 1000 €. La question des dommages et intérêts a été renvoyée à une audience ultérieure prévue en 2025.

– Une course de motocross sur 150km “Val de Lorraine Classic” a été organisée par le Foyer Rural de la Mauchère en 2023, dans une forêt située à cheval sur les départements de Meurthe-et-Moselle et de Moselle, sur le territoire de 54 communes. Le responsable de la course a été interpellé pour l’écrasement de plusieurs centaines d’arbres par des agrafes métalliques, pour le non-respect du tracé autorisé et pour la mutilation de plusieurs racines d’arbres mises à nue. L’audience prévue en novembre 2024 a été renvoyée au 6 juin 2025.

 

4. Déchets – exemple

 

Robin des Bois s’est constitué partie civile en décembre 2024 dans une affaire de déversement de 300 tonnes de déchets dans le fleuve Var sur le territoire de la commune de Puget-Théniers, devant le tribunal judiciaire de Nice. Les prévenus, le maire de la commune, l’ancien maire de la commune, un autre élu et des employés municipaux devaient comparaître à l’audience du 31 janvier 2025. L’audience a été renvoyée en juillet 2025.

 

5. Risques industriels et incendies – exemples

 

Procédures anciennes toujours en cours:

– Incendie de Notre-Dame. Robin des Bois a fait appel de la nouvelle ordonnance d’irrecevabilité de sa constitution de partie civile. L’audience s’est tenue le 5 mars et le jugement est attendu au mois de mai 2025.

Cf. également 5.2. Notre-Dame de Paris et plomb.

– Incendie de Bolloré Logistics. Robin des Bois a déposé plainte en janvier 2023 devant le tribunal judiciaire de Rouen. La présidente et le directeur de Robin des Bois ont été entendus en septembre 2024 par la police judiciaire de Rouen.

– Incendie de produits textiles dans un hangar de France Logistique (ex Fralib) au Havre en 2020. Robin des Bois a contacté son conseil en 2024 pour connaître les suites de sa plainte déposée par son biais en novembre 2020 devant le tribunal judiciaire du Havre. Après plusieurs échanges, Robin des Bois a décidé de déposer une plainte cette fois-ci accompagnée d’une constitution de partie civile afin de saisir directement le juge d’instruction.

 

V- Les actions de Robin des Bois par thèmes

 

1. Espèces menacées d’extinction

 

1.1.”A la Trace” – Bulletin d’information et d’analyses sur le braconnage et la contrebande

En 2024, Robin des Bois a publié 4 numéros du bulletin “A la Trace”/”On the Trail”:

  • A la TRACE n°43 (pdf 6,5 Mo, 162 pages) – 882 évènements du 1er novembre au 31 décembre 2023. Publié le 20 décembre 2024.
  • A la TRACE n°42 (pdf 5,1 Mo, 177 pages) – 1062 évènements du 1er septembre au 31 octobre 2023. Publié le 14 novembre 2024.
  • A la TRACE n°41 (pdf 7,9 Mo, 230 pages) – 1438 évènements du 1er juin au 31 août 2023. Publié le 6 août 2024.
  • A la TRACE n°40 (pdf 8,2 Mo, 261 pages) –1532 évènements du 1er mars au 31 mai 2023. Publié le 6 mai 2024.

Ces bulletins ont été publié en français et en anglais (“On the Trail”). Accès vers tous les bulletins.

Méthodologie :

  • Veille mondiale des actes de braconnage et de contrebande d’animaux protégés via 3000 sources d’informations: ministères, autorités douanières, revues scientifiques, ONG, organisations gouvernementales et intergouvernementales et médias.
  • Vérifications, recoupements, intégration dans une base de données et recherches complémentaires sur les espèces.
  • Rédaction de synthèses, d’analyses et de cartes soulignant les modes opératoires, les routes des trafics, les condamnations des braconniers et des trafiquants.
  • Traduction vers l’anglais.

Des extraits de “A la Trace” sont sélectionnés et mis à disposition de la justice dans le cadre de procès pour braconnage ou contrebande.

Robin des Bois a répondu à diverses demandes de compléments d’informations suite aux publications de “A la Trace”, par exemple d’un scientifique travaillant sur le trafic d’oiseaux d’Asie du Sud-Est et d’une chercheuse anglaise spécialisée dans le trafic de félins.

Depuis le début de l’année, M. Juan Andrès Garcia Bodniza, Equatorien, est mis à disposition de Robin des Bois par la Fondation Franz Weber 2 jours par semaine pour la veille dans les pays hispanophones. Son travail nous a permis d’élargir les sources.

Robin des Bois n’a pas participé pas à la 16ème conférence de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique et est très critique sur l’utilité de ces grands rassemblements. Par contre, la réunion se tenant en Colombie, l’association a mis en avant les efforts concrets du gouvernement colombien pour lutter contre la criminalité faunique et la mode du “mascotismo” ou mascottisme, autrement dit l’appropriation d’animaux sauvages pour en faire des animaux de compagnie.

Le cycle de préparation de la prochaine Conférence des Parties à la CITES, Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées, a débuté avec des réunions au niveau européen et au niveau français. La CITES se tiendra à Samarkand en Ouzbékistan du 24 novembre au 5 décembre 2025. La CITES est une Convention utile et Robin des Bois sera présent à Samarkand comme à chaque session plénière de la CITES depuis 1989.

 

1.2. Grenouilles

A l’initiative de Robin des Bois et de Pro Wildlife, 42 ONG dont 18 françaises ont écrit en janvier 2024 aux ministres en charge de l’environnement des 27 Etats de l’Union européenne pour leur demander de mettre fin aux importations incontrôlées des cuisses de grenouilles et de proposer en 2025 lors de la prochaine Conférence des Parties à la CITES l’inscription à l’Annexe II des espèces de grenouilles dont les cuisses sont importées en Europe à des fins culinaires.

Cette démarche a été consolidée par une lettre commune de 557 chercheurs, experts de la conservation de la nature et de la médecine vétérinaire au président français Emmanuel Macron.

Une proposition d’inscription en Annexe II des grenouilles du genre Pelophylax importées de Turquie et d’Albanie sera proposée par les pays de l’Union européenne à la prochaine CITES. La Commission l’a officiellement annoncé le 2 avril 2025.

Des rendez-vous avec Carrefour et System U ont eu lieu pour leur demander d’arrêter de commercialiser des cuisses de grenouilles et leur fournir des informations scientifiques appuyant cette demande. Carrefour, Système U et Picard ont déréférencé les cuisses de grenouilles en provenance d’Indonésie.

Pelophylax ridibundus © F. Serre Collet

1.3. Mammifères marins

Robin des Bois était présent à la 69ème réunion plénière de la Commission Baleinière Internationale (CBI) qui s’est tenue à Lima, Pérou, du 23 au 27 septembre 2024. Sa contribution a été déterminante dans le retrait d’une résolution sur “la sécurité alimentaire” présentée par la République de Guinée avec le soutien du Sénégal, de la Gambie, de la Guinée-Bissau, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, de la République du Congo, de Saint-Kitts-et-Nevis et du Cambodge. Ce projet directement inspiré par la propagande japonaise affirmait “son soutien à l’utilisation durable des ressources marines vivantes, y compris les baleines”. Les recherches historiques de Robin des Bois largement diffusées durant la réunion démontrent que la principale exploitation des baleines en Afrique de l’Ouest a été menée de 1948 à 1965 par des mercenaires norvégiens du harpon explosif et des intérêts français et britanniques regroupés au sein de la SOciété des PEcheries COloniales à la BAleine (SOPECOBA).

Dans la continuité de son rapport “De l’utilité des baleines” (2010), l’association est partie prenante des travaux de la CBI sur l’utilité des baleines aux écosystèmes marins tout au long de leur cycle de vie. L’association a participé à la rédaction du cahier des charges d’une étude scientifique globale sur ce sujet.

L’association a également saisi l’occasion de la CBI pour dénoncer l’explosion du pillage du krill en Antarctique par les flottes industrielles du Chili, de la Chine, de la Corée du Sud, de la Norvège, de la Russie et de l’Ukraine. Le krill, petit crustacé, est un pilier de l’écosystème du pôle sud, aliment de base des baleines, des manchots, des phoques, des pétrels et autres oiseaux de mer. La farine de krill alimente les élevages de saumons et d’autres poissons. Le krill antarctique subvient notamment aux besoins nutritionnels des élevages de saumons en Arctique. L’huile de krill entre dans la composition de compléments alimentaires riches en Oméga-3 pour humains et de croquettes ou pâtées supplémentées pour animaux de compagnie.

Présentée par l’Union européenne, la résolution sur l’Antarctique et la coopération entre la Commission Baleinière Internationale et la Commission pour la conservation de la faune et la flore marines de l’Antarctique (CCALMR) reconnaissant le krill comme l’aliment essentiel des cétacés et des autres espèces marines dans l’océan Austral a été acceptée par consensus.

La proposition de sanctuaire dans l’Atlantique Sud soumise par l’Argentine, le Brésil, l’Uruguay et l’Afrique du Sud a été une nouvelle fois écartée. Seule une voix a manqué. Robin des Bois espère qu’elle sera de nouveau soumise lors de la prochaine CBI qui se tiendra à Hobart en Tasmanie (Australie) du 28 septembre au 3 octobre 2026.

Concernant les collisions avec les navires, Robin des Bois a dans son communiqué “Prisonniers, empalés, harponnés, profanés, empoisonnés” du 10 juin 2024 fait un point sur les collisions entre des baleines et des navires de croisières et de charge puis dans un communiqué diffusé à l’occasion de la CBI a souligné que les bateaux de plaisance sont aussi en cause. A titre d’exemple, 19 collisions ont été relevées pendant la course autour du monde “Ocean Race” 2023 à laquelle participaient seulement 11 voiliers. Ce sujet jusqu’alors mis de côté par la grande presse dithyrambique sur les courses au large émerge peu à peu et les chiffres diffusés par Robin des Bois y contribuent.

Durant les débats en réunion plénière de la CBI puis de retour de Lima, Robin des Bois s’est joint aux voies demandant la libération de Paul Watson de la prison de Nuuk au Groënland. L’association a fait le parallèle avec le sort réservé aux braconniers de narvals ou trafiquants de mattak (une spécialité à base de graisse et de peau de cétacés) qui ont sévi au Groenland durant la saison de chasse 2023: aucun n’a connu la captivité.

Les sessions plénières de la CBI sont précédées de réunions avec le ministère des Affaires Étrangères français et les pays membres de l’Union européenne.

Robin des Bois a participé à la consultation sur le projet d’arrêté applicable aux établissements autorisés à héberger des spécimens vivants de cétacés (cf. 2. Enquêtes et consultations publiques). Ce nouveau projet est un modèle d’hypocrisie. Il est supposé interdire les spectacles de cétacés à partir du 1er décembre 2026 mais le ministère de l’Ecologie fait sienne la solution de contournement prônée par le Marineland d’Antibes (Alpes-Maritimes) et Planète Sauvage à Port-Saint-Père (Loire-Atlantique) en leur permettant de se livrer dans les bassins de confinement à des expériences “scientifiques” qui pourront être suivies contre paiement par le public. Ces “spectacles scientifiques” sont un leurre dont l’unique objectif est de miner les objectifs de l’article 46 la loi du 30 novembre 2021 en permettant la poursuite de l’exploitation des deux zoos marins actuellement en activité en France.

Le Marineland a finalement fermé le 5 janvier 2025. Les 2 orques et les 12 dauphins sont toujours dans les bassins et pourraient être envoyés en Espagne. Planète Sauvage s’est engouffrée dans le brèche “scientifique”. C’est le dernier delphinarium en activité en France.

 

1.4. Eléphants et rhinocéros

Robin des Bois s’est joint à une centaine d’ONG transcontinentales et africaines pour protester auprès des autorités namibiennes et zimbabwéennes contre la tuerie de dizaines d’éléphants organisée sous le prétexte de la sécurité alimentaire en période de sécheresse: les éléphants boiraient trop d’eau et les populations humaines auraient besoin de viande. Les protestations locales et internationales ont permis de limiter les abattages. En Namibie, 43 éléphants ont été tués contre les 83 programmés et au Zimbabwe 20 éléphants ont été tués contre les 200 qui étaient dans le viseur.

Eléphants d’Afrique, Namibie, août 2024 © elisabraz

 

Au mois de mai 2024, Robin des Bois a envoyé au secrétariat de la CITES et à des délégations son analyse des ventes d’ivoire de mammouth par des commissaires-priseurs en France entre 2020 et 2023. Elle démontre que l’écrasante majorité des articles vendus sous l’appellation d’ivoire de mammouth peut en réalité être de l’ivoire d’éléphant. Une expertise permettrait d’écarter le risque de fraude mais elle n’est pas obligatoire et reste marginale. Ce rapport a été transmis par le secrétariat de la CITES à toutes les délégations des pays-membres lors du Comité Permanent qui s’est tenu au mois de février 2025 à Genève. Malheureusement, l’Union européenne refuse de prendre en considération ce risque de fraude et estime que son marché de l’ivoire de mammouth est suffisamment encadré.

“Grande femme médecine. Extrême-Orient travail ancien.
Ivoire de mammouth.” Pas d’expert. Estimée 200-300 €.

Suite à des alertes de Robin des Bois, les douanes et l’OFB ont retiré de la vente 6 articles en ivoire et un crâne de macaque d’une vente aux enchères à Drouot en février 2024. En décembre, deux salles de vente aux enchères ont suspendu la commercialisation de plusieurs sous-produits de rhinocéros, d’éléphants et de coraux. A Lyon, une enquête a été lancée sur l’acheteur d’une corne de rhinocéros. D’autres lots ont été saisis après nos alertes mais les procédures restent confidentielles.

 

2. Bien-être animal

 

A l’occasion du salon international de l’agriculture, Robin des Bois a publié 2 communiqués, l’un sur les bétaillères maritimes en détaillant le cas de l’Al Kuwait (19.000 bovins transportés entre le Brésil et l’Irak dans des conditions mortifères) et l’autre sous forme d’un portrait de Marie, 72 ans, éleveuse de vaches laitières normandes dans la presqu’île du Cotentin.

 

Un nouveau rapport sur les bétaillères maritimes a été réalisé et publié en partenariat avec Animal Welfare Foundation au mois de mars 2024. Le rapport fait le portrait des 64 bétaillères maritimes approuvées par l’Union européenne qui exportent depuis l’Union européenne des bovins, des ovins et des caprins en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. La bétaillère maritime type est un navire-poubelle de près de 43 ans. Il servait de cargo polyvalent, de voiturier, de cargo réfrigéré ou de porte-conteneurs. Au lieu d’aller à la casse, et après conversion et modification, il a rebondi dans un autre usage au détriment des animaux vivants. Leur bien-être n’est pas pris en compte. Leur sécurité et celle des équipages non plus. Le transport maritime d’animaux vivants est incompatible avec ces navires hors d’âge épargnés par le ferraillage, polluants et ressuscités par un lifting précipité. La publication du rapport de 192 pages a été accompagnée d’une vidéo.

 

3. Industrialisation et artificialisation de la mer, sécurité maritime, pollutions marines

 

La saga du Ruby, navire chargé dans le port de Kandalakcha en Russie de 20.000 tonnes de nitrate d’ammonium, a conduit Robin des Bois à diffuser des informations techniques sur le nitrate d’ammonium, les précédents accidents industriels dans des sites de production ou d’entreposage et les incendies à bord de navires en transportant. L’association a refusé de se joindre aux voix anxiogènes qui décrivait le Ruby comme un Hiroshima ou un Beyrouth flottant. Après une avarie subie en mer de Norvège, le Ruby a été expulsé de Norvège, de Suède, de Lituanie, du Danemark et d’autres pays d’Europe du Nord ou de l’Ouest dont la France. Robin des Bois appelait à la désignation d’un port refuge pour accueillir le navire en difficulté et décharger sa cargaison, ce qui a finalement été fait après plus d’un mois d’attente au large de la Tamise. Le Ruby a déchargé sa cargaison dans le port de Great Yarmouth, dans le comté de Norfolk en Angleterre. Les autorités britanniques ne sont pas parfaites et 300 tonnes d’engrais au nitrate d’ammonium endommagés ont été immergées.

Le Ruby dans le détroit de Skagerrak, 23 janvier 2021 © Bostmanmat

Le Zimrida a pris en charge la cargaison du Ruby et s’en est suivi une nouvelle saga. Le Zimrida a en effet fait une escale pour décharger 7000 tonnes de nitrate d’ammonium en big bags à Abidjan en janvier 2025. La capitale ivoirienne est à juste titre traumatisée par les cargaisons toxiques de navires (affaire du Probo Koala; 2006, toujours vivace). Le Zimrida a poursuivi sa route vers l’Angola puis la Tanzanie sans encombre.

Six communiqués et mises à jour ont été diffusés sur ce sujet, le premier en commun avec l’association Mor Glaz le 4 octobre 2024, le dernier le 24 avril 2025.

Big bags de nitrate d’ammonium dans une cale du Zimrida. Photo PAA

 

Robin des Bois s’est prononcé avec constance contre l’industrialisation de la mer en particulier par les usines éoliennes offshores (cf. précédents communiqués et Assemblée Générale). Un des arguments majeurs de l’association est le risque pour la sécurité maritime de cette privatisation de la mer.

La tempête Herminia a une nouvelle fois mis en évidence les mensonges des promoteurs du projet éolien offshore de Courseulles-sur-Mer/Port-en-Bessin qui en 2015 dans le dossier d’enquête publique écrivaient qu’en théorie, la zone refuge de la baie de Seine dans le prolongement du projet éolien offshore comporte 60 positions de mouillage, qu’en pratique elle est utilisée par un ou deux cargos et que ce chiffre peut s’accroître par forts coups de vent d’ouest à une douzaine de navires. Ces déclarations fallacieuses ont été reprises en 2017 par les services de l’Etat et Eoliennes offshore du Calvados, filiale d’EDF Energies Nouvelles, dans le cadre du recours déposé par huit associations dont Robin des Bois devant le tribunal administratif de Nantes. Pendant la tempête Herminia, la zone refuge a hébergé au moins 82 navires de commerce. On est loin de la douzaine. Robin des Bois a diffusé des informations sur quelques-uns de ces navires choisi par exemple pour leur âge (43 ans pour le car-ferry Gothica) ou leur pavillon (Russie pour le tanker Unity).

Capture d’écran MarineTraffic, lundi 27 janvier 2025 à 17h54

 

4. Démolition des navires

 

“A la Casse” – Bulletin d’information et d’analyses sur les navires en fin de vie

En 2024, Robin des Bois a publié 2 numéros double de son bulletin d’information et d’analyses sur la démolition des navires:

  • “A la Casse” n°72 (pdf 16,8 Mo, 97 pages) – Navires partis à la démolition du 1er avril au 30 septembre 2024. Publié le 31 octobre 2024.
  • “A la Casse” n°71, (pdf 16,2 Mo, 97 pages – Navires partis à la démolition du 1er octobre 2023 au 30 avril 2024. Publié le 3 juillet 2024.

Ces bulletins ont été publié en français et en anglais (“Shipbreaking”). Accès vers tous les bulletins.

Méthodologie:

  • Veille quotidienne des sources internationales, recherches dans les bases de données des mémorandums spécialisés, rédaction de résumé sur chaque navire démoli, réalisation de statistiques, de cartographies et analyses. Repérage des navires à risques, des accidents et pratiques qui menacent les équipages, les démolisseurs et l’environnement marin.  Traduction vers l’anglais.

“A la Casse” est apprécié par les navigants, les institutions chargées de la sécurité maritime, les consultants spécialisés dans le trafic maritime et les douanes.

Il ressort en particulier des bulletins publiés en 2024 que:

  • La flotte fantôme de tankers dénoncée par Robin des Bois dès le début du conflit en Ukraine est toujours active. Ces navires promis à la casse ou parés à la casse chargent et transportent du pétrole sous sanctions et polluent.
  • La mer Rouge est aussi une sinistrée de la guerre. Sur ses fonds naturellement fertiles en éponges, en coraux, en poissons et en concombres de mer reposent de nouvelles épaves toxiques de navires coulés par des tirs de missiles Houthis.
  • A l’exception de la France et de l’Irlande, les marines nationales européennes expédient leurs vieilles coques pleines d’amiante et de polluants chimiques persistants dans des chantiers de démolition turcs.
  • La compagnie italo-suisse MSC (Mediterranean Shipping Company) leader mondial du porte-conteneurs envoie presque tous ses navires à démolir à Alang en Inde.
  • La compagnie pétrolière française Perenco continue à expédier ses vieilles coques dans le sous-continent indien pour en tirer le maximum de profit.
  • Le marché de la démolition est toujours en recul. Les navires de charge sont très sollicités et exploités jusqu’au bout. L’âge moyen des navires démolis référencés dans le numéro 72 est de 34 ans. Les tankers en particulier poursuivent coûte que coûte leur exploitation.

 

Robin des Bois a aussi alerté sur la présence à Caen de l’Ocean Adventurer, un sister ship du vaisseau fantôme Lyubov Orlova. L’Ocean Adventurer est à vendre et toujours à quai le 21 avril 2025. Robin des Bois a pris contact avec la capitainerie du port de Caen le 29 octobre pour signaler que le propriétaire actuel basé à Miami est en grande difficulté financière et que les risques d’abandon de l’ex-paquebot soviétique ne sont pas négligeables.

L’association a également révélé la vente aux enchères à Maputo au Mozambique de 8 thoniers (5 palangriers et 3 chalutiers) construits par les Constructions Mécaniques de Normandie (CMN) à Cherbourg en 2013 et 2014. Ces navires n’ont pratiquement jamais navigué et ce qui était décrit par les plus hauts représentants de l’Etat français comme une commande historique s’est avéré être une catastrophe financière et industrielle. A Maputo, les navires n’ont pas trouvé preneur.

Le torpillage le 14 décembre 2024 d’un vieil aviso construit à Lorient en 1980, le Premier-Maître L’Her par un sous-marin français à propulsion nucléaire du dernier cri a été vivement dénoncé par l’association. Il s’agit d’un bond en arrière. Nuages noir et orange à l’arrière au moment de l’impact, envol de déchets depuis les mâtures, onde de choc pour l’ouïe des mammifères et des poissons de passage, choc au fond par 4000 mètres et pollutions, DEEE, amiante, plomb et PCB, une telle immersion de déchets ne s’était pas produite depuis 2004.

© Marine nationale

 

5. Risques industriels, pollutions et nuisances à terre

 

5.1. Lithium

Un nouvel incendie majeur s’est produit le 17 février 2024 à Viviez dans l’Aveyron. 900 tonnes de batteries au lithium usagées ont été prises dans l’incendie. Les communiqués de la préfecture de l’Aveyron ont vite déclaré que l’imposant panache, noir et opaque, n’a pas eu de conséquences sanitaires et environnementales. Robin des Bois a donc communiqué à la fois sur le passif de cette usine et sur les risques génériques de la combustion du lithium, des métaux et autres matières entrants dans la composition des batteries. Revirement heureux le 22 février au soir, le préfet de l’Aveyron a publié les recommandations de l’Agence Régionale de Santé: consignes de nettoyage des suies de l’incendie (éviter tout contact cutané et avec les muqueuses), recommandations en cas de contact avec les suies (bien se laver les mains, surtout chez les jeunes enfants, et procéder régulièrement à un nettoyage des jouets et objets) et recommandations sanitaires (en particulier ne pas consommer les fruits et légumes souillés par les suies, ne pas nourrir les animaux avec des aliments souillés, ne pas utiliser l’eau de pluie recueillie). “Indépendamment de la qualité de l’air, des odeurs persistantes peuvent lorsqu’elles sont intenses occasionner ponctuellement des gênes ou irritations.” Par ailleurs, la préfecture a assuré qu’un “plan de surveillance sanitaire et environnementale est en cours d’élaboration. Il visera à assurer, dans les semaines et les mois à venir, une surveillance des conséquences du sinistre.”

Photo Pascal Mazet via Twitter

Conseil en environnement auprès de particuliers – exemple
Station de stockage d’électricité à Stenay (55) 

Madame X a sollicité l’aide de Robin des Bois en février 2024 contre d’une part, l’implantation d’une station de stockage d’électricité (batteries au lithium) à Stenay dans le département de la Meuse, et d’autre part, les nuisances sonores provenant d’un poste électrique ENEDIS/RTE situé à proximité de son domicile.

Dans un courrier envoyé au Préfet de la Meuse, au Maire de Stenay, à la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) et à la presse, Robin des Bois a souligné son opposition au projet en raison des risques d’incendie et d’explosion et les contradictions du projet, notamment son implantation sur un site agricole de 2 hectares. Le Maire de Stenay avait rendu un avis favorable en décembre 2023.

En mai 2024, la demande de permis de construire a été déposée à la préfecture de la Meuse. Entre juin et août 2024, le promoteur a tenté de rallier à sa cause les riverains opposés au projet en leur téléphonant régulièrement et en les invitant à une réunion publique. Le projet a reçu plusieurs avis défavorables de la Chambre d’Agriculture de la Meuse, de la Commission Départementale de Préservation des Espaces Naturels Agricoles et Forestiers et de la Direction Départementale des Territoires.

Le Préfet de la Meuse a, par un arrêté préfectoral en date du 19 septembre 2024, refusé la demande de permis de construire du promoteur. Il précise, comme Robin des Bois, que le projet n’est pas compatible avec l’usage agricole du site.

Madame X a informé Robin des Bois que le promoteur envisageait d’introduire un recours gracieux auprès du Préfet.

 

5.2. Notre-Dame de Paris et plomb

Jacky Bonnemains, directeur de Robin des Bois, était l’invité d’une table ronde de l’atelier interdisciplinaire de la Chaire Santé-SHS de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et du Columbia University Lamont Doherty Earth Observatory “Plomb sur la ville. Toxicité, mesures, régulations” le 17 mai 2024 au Sénat.

Une proposition de loi visant à renforcer la lutte contre la présence de plomb dans l’environnement a été déposée devant le Sénat le jeudi 12 septembre 2024 par Mme Anne Souyris et 15 autres sénatrices et sénateurs. Elle a été transmise à la Commission des affaires sociales du Sénat.

A l’occasion de l’inauguration de la Cathédrale, la page internet dédiée à l’incendie et à ses impacts a été entièrement revue pour faciliter la navigation des lecteurs.

Jacky Bonnemains, Judith Rainhorn, historienne, Chaire Santé-SHS Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et autrice de “Blanc de plomb. Histoire d’un poison légal” (Presses de Sciences Po, 2019) et Lex van Geen, géochimiste, Lamont-Doherty Earth Observatory, Columbia University New York ont publié le 6 décembre 2024 une tribune dans Libération “Incendie de Notre-Dame : une catastrophe utile”. Elle est en version longue sur le site Internet de Robin des Bois.

Déchets contaminés au plomb en big bags à l’intérieur de Notre-Dame (photo de gauche) et sur les échafaudages (à droite) 28 novembre 2022
© Charlotte Nithart/Robin des Bois

 

5.3. Feux d’artifice

La Région Normandie et le Comité du Débarquement ont organisé dans la nuit du 1er juin 19 feux d’artifices synchronisés sur 95 km de littoral entre Sainte-Mère-Eglise (Manche) et Ranville (Calvados) pour commémorer le 80ème anniversaire du débarquement. A partir de la mi-mars, Robin des Bois est intervenu auprès de la Région, du Comité du Débarquement et des 21 maires des communes concernées pour les informer des risques et pollutions associés aux feux d’artifice et leur demander l’annulation de cet embrasement coordonné.

37 Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique terrestres et marines et 10 zones Natura 2000 étaient dans le périmètre des mises à feu. Les vacarmes, les vibrations et les flashs émis par les feux d’artifices produisent une augmentation majeure du rythme cardiaque chez tous les animaux domestiques et sauvages, des réflexes de fuite et d’abandon de nids. Chaque feu d’artifice émet des dioxines, des particules fines, du méthane, des éléments traces de métaux lourds (ETM), des débris microplastiques, des résidus de soufre et de perchlorate. Les couleurs des feux d’artifices sont obtenues par coloration avec des éléments chimiques.

Des rapports et analyses de référence sur les pollutions et nuisances des feux d’artifices étaient joints aux courriers de Robin des Bois. Le président du Comité du Débarquement a répondu via France 3 Basse-Normandie : “Je comprends l’argument écologique.” “A l’avenir, il faudra sûrement en tenir compte.” “Mais la question de l’annulation ne se pose pas, il est trop tard.” Quant à la Région Normandie elle est restée muette. Le Conservatoire du Littoral, tout en déclarant “ne pas être franchement favorable aux feux d’artifices”, a recommandé à la commune de Longues-sur-Mer d’annuler le spectacle pyrotechnique. La commune a annulé le feu d’artifice “pour des raisons environnementales”.

Cette campagne d’informations se poursuivra en 2025.

 

5.4. Fleurs ornementales

Après des échanges d’informations avec la Cellule Investigation de Radio France, Robin des Bois a saisi l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) le 21 octobre 2024 sur l’exposition aux pesticides des travailleurs de la filière horticole. Cette saisine a été validée par l’Anses puis consolidée par le ministère de l’Agriculture et le ministère du Travail le 10 décembre 2024. Robin des Bois a publié le 24 janvier 2025 un premier communiqué intitulé “Les Fleurs du mal“, rediffusé à l’occasion de la Saint-Valentin. Robin des Bois a été sollicité par des fleuristes inquiets pour leur santé. Une nouvelle réunion avec l’Anses deux jours avant cette Assemblée Générale a permis d’échanger sur la méthodologie de l’étude.

 

5.5. Armement

En avril 2024, le président de la République française a “posé la première pierre” d’une poudrerie nouvelle qui dans des délais précipités devrait produire 1800 tonnes de “matières énergétiques” entrant dans la construction des propulseurs d’obus. En fait, le site choisi est celui de la poudrerie Eurenco à Bergerac, site industriel Seveso seuil haut ouvert en 1915 pour répondre aux besoins en artillerie de la Première Guerre mondiale et pointée en 2022 par les services techniques de l’Etat pour l’obsolescence de ses mesures de surveillance, de sécurité et d’organisation du site. L’économie de guerre va de pair avec un rationnement des mesures de protection de l’environnement et des populations civiles et ouvrières. L’ouverture de cette nouvelle unité échappe à toute consultation du public. Le risque selon Robin des Bois est aussi que la filière armement recrute dans l’urgence du personnel inexpérimenté et néglige les mesures basiques de sûreté et de sécurité à l’intérieur des usines et dans les transports de matières premières ou de produits finis. La poudrerie de Bergerac est aussi un site contaminé avec une ballastière polluée par différents types de poudres, un champ de tir avec au moins 2000 m3 de terres polluées, un gisement de dioxines sous un brûloir de résidus et une décharge de déchets industriels dont l’inventaire n’est pas encore connu.

 

6. Sites et sols pollués et habitats insalubres

 

Conseil en environnement auprès de particuliers – exemple

Maison et déchets miniers à Largentière (07)

Madame X a contacté Robin des Bois en janvier 2024. Elle a acheté en 2023 une maison située à Largentière dans le département de l’Ardèche. Elle a découvert après cet achat que le terrain de ses voisins proches était pollué aux métaux lourds dont du plomb.

Les anciens propriétaires de la maison étaient bien informés car une campagne de prélèvements avait été réalisée par la DREAL et Géoderis en 2020 chez des habitants, sur la base du volontariat. Les anciens propriétaires avaient refusé tout prélèvement sur leur terrain et ont procédé à la vente sans informer Madame X des risques sanitaires. Le notaire qui a procédé à la vente n’a pas non plus informé Madame X.

Une mine de plomb-argentifère a été exploitée sur la commune de Largentière pendant plusieurs années et des déchets miniers ont été abandonnés sur place, à proximité de la maison achetée par Madame X. Le dernier exploitant était la Société Minière et Métallurgique de Penarroya devenue Metaleurop.

Robin des Bois a détaillé à Madame X l’ensemble des démarches juridiques applicables à sa situation et lui a transmis des informations utiles pour la constitution de son dossier. Robin des Bois lui a déconseillé de cultiver des plantes comestibles et de planter des arbres fruitiers et lui a rappelé les risques sanitaires et les recommandations concernant les jeunes enfants et les animaux domestiques.

 

6.1 Usines à gaz

Robin des Bois est l’auteur d’un inventaire des usines à gaz publié en mars 1995. Parmi les 855 usines à gaz inventoriées figure celle de la Rochelle. La reconversion du site dans le cadre du programme “Speed Rehab” mis en œuvre par ENGIE, Vinci Immobilier et Brownfield, un promoteur spécialisé dans la construction sur sites pollués, a immédiatement soulevé nos inquiétudes, relayées dans un communiqué le 2 févier 2024 (“Les gazofolies de la Rochelle“).  Il soulignait en particulier que les premières excavations déclenchent des pollutions atmosphériques difficilement supportables par les populations et décrivait l’environnement urbain, commercial et résidentiel dense autour du site comprenant des établissements sensibles ou recevant du public comme le lycée et le collège Fénelon Notre-Dame et l’école élémentaire Massiou. Robin des Bois demandait aux autorités et au promoteur la réalisation d’un protocole visant à réduire les nuisances et ces risques sanitaires. Ce communiqué repris le journal Sud-Ouest n’a pas suscité de réaction immédiate des riverains, parents d’élèves et élèves.

Lorsque les travaux ont débuté, les émanations puantes et toxiques issues de l’excavation des sols et sous-sols pollués de l’ex-usine ont suscité l’inquiétude et la colère. Des enfants ont été pris de nausées, maux de tête, boules au ventre, gorges qui grattent et yeux irrités. L’association a été très sollicitée en particulier par des parents d’élèves qui souhaitaient savoir s’ils devaient changer leur enfant d’établissement et quelles analyses biologiques faire réaliser.

Robin des Bois a écrit le 5 novembre à tous les responsables (maire, préfet, directeur de Speed Rehab, ARS, DREAL …) appelant chacun à prendre à son niveau et dans les meilleurs délais les mesures techniques et administratives qui s’imposent.

L’arrêté préfectoral entérine une dépollution low coast du site. Des terres contaminées aux HAP (Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques), HCT (HydroCarbures Totaux), cyanures et le naphtalène pourront être laissées sur place ce qui a conduit les autorités à imaginer une parade cynique:  les usagers des 152 futurs logements au sein de la résidence étudiante ne pourront pas occuper les lieux plus de cinq ans pour éviter d’être exposés à de graves problèmes de santé (sauf si “l’Analyse des Risques Résiduels post-travaux démontre la compatibilité pour un usage résidentiel classique sur des temps d’expositions identiques aux autres bâtiments résidentiels”). L’arrêté préfectoral n’interdit pas encore aux occupants d’avoir des bébés et des enfants !

Face aux nuisances insupportables, la direction du lycée Fénelon Notre-Dame a décidé de supprimer les cours de 2000 élèves le 12 novembre.

Robin des Bois a envoyé un troisième communiqué le 13 novembre recommandant la suspension des travaux, l’installation d’une tente de confinement sur l’emprise de l’ancienne usine à gaz et le réexamen de tous les paramètres de la dépollution afin de garantir la sécurité sanitaire des enfants, des personnels scolaire et périscolaire, des riverains et des futurs usagers du site.

Des réunions publiques ont été organisées et le chantier a été suspendu le 14 novembre. Des investigations complémentaires devraient être menées entre le 22 avril et le 30 avril. Des parents d’élèves se sont regroupés au sein d’un collectif qui pend en main les recours juridiques.

Ce chantier étant loin d’être terminé, nous continuons à suivre ce dossier en 2025.

 

6.2 Friches industrielles=dangers

L’accident survenu à Unieux dans le département de la Loire près de Saint-Etienne le samedi 27 avril 2024 dans l’ancienne usine métallurgique Akers fermée en 2010, qui a coûté la vie à une jeune fille de 17 ans et gravement blessé une autre jeune fille de 17 ans, a rappelé tragiquement que les usines abandonnées sont des pièges libres d’accès faute de clôtures sécurisées, de gardiennage efficace et de la signalisation “Danger de mort” renouvelée en tant que de besoin. Un rappel de quelques-uns des accidents mortels survenus depuis 2012 a été fait dans le communiqué “La plaie des friches industrielles“. Ce risque a été soulevé lors d’une réunion avec la Direction générale de la prévention des risques.

 

6.3 PCB et autres polluants persistants

Une mise à jour de l’inventaire des sites pollués par les PCB a été commencé en 2024 et la publication interviendra en 2025.

Le rapport abordera les effets du cumul des polluants persistants comme les PCB et les PFAS sur les organismes des populations animales et humaines et les risques sanitaires des assainissements au rabais de friches industrielles converties en habitats résidentiels.

 

7. Pollutions de cours d’eau

 

Les épreuves de natations et de triathlon dans la Seine à Paris pendant les Jeux olympiques ont permis à Robin des Bois de rappeler l’insuffisance des normes applicables aux eaux de baignade. Les polluants chimiques, PCB, PFAS et le plomb notamment, sont complètement négligés. Seule la pollution microbiologique est prise en compte et lorsque les seuils de pollution admissible en entérocoques intestinaux et Escherichia coli sont dépassés, les autorités se sont montrées prêtes à toutes les compromissions. Les exhibitions aquatiques de la ministre des Sports et des Jeux olympiques et de la maire de Paris ont témoigné d’un accommodement de la classe politique avec les pollutions persistantes. Même si les seuils de pollution microbiologique prescrits par la vieille directive européenne de 2006 ont été dépassés plusieurs jours après la cérémonie d’ouverture, il fallait que les épreuves olympiques se déroulent coûte que coûte. Les athlètes, qu’ils soient olympiques ou paralympiques, et les baigneurs de juillet-août sur les côtes sont bien des “marionnettes” comme l’a dit un triathlète belge début août après un report d’entrainement dans la Seine, des marionnettes du business de la World Triathlon et de la World Aquatics, sociétés “à but non lucratif” basées à Lausanne en Suisse. Au-delà des athlètes, c’est le grand public qui est encouragé à se baigner dans les eaux polluées et parfois dangereuses de la Seine.

Cf. également chapitre sur les plaintes.

 

8. Déchets

 

8.1 Déchets de guerre

A l’occasion de la 80ème commémoration du Débarquement en Normandie, Robin des Bois a publié son 9ème inventaire des découvertes et pétardages de munitions non explosées après les guerres. Le rapport “Abus d’obus” se concentre sur les découvertes de déchets de guerre en Normandie entre 2020 et 2023 à terre, sur l’estran et en mer. 15% des munitions tirées, mouillées ou larguées pendant la Deuxième Guerre mondiale n’ont pas explosé. Leur découverte et leur neutralisation s’étireront sur plusieurs siècles. Dans l’attente, elles constituent un risque majeur pour l’environnement et pour la sécurité publique. “Abus d’Obus” comprend un descriptif et une cartographie des 34 épaves ou friches militaires sous-marines contenant des munitions présentent sur zone, un chapitre récapitulant les principaux risques sanitaires et environnementaux des vieilles munitions et un déroulé chronologique de la campagne de Robin des Bois qui montre que le secret défense est brandi à tout bout de champs.

Le rapport et les communiqués de Robin des Bois ont eu un large écho.

 

Munitions anti-aériennes du Gauss © Divernet

 

Robin des Bois est la seule ONG spécialiste des déchets de guerre en France et elle est fréquemment sollicitée sur le sujet (ex: dans l’Est au sujet du lac de Gérardmer). Il s’agit d’une campagne prioritaire de Robin des Bois. En 2025, la paralysie du trafic ferroviaire après la découverte d’une bombe à Saint-Denis en mars a été l’occasion d’un nouvel intérêt médiatique pour le sujet.

 

8.2 Déchets de marées noires

Après la “redécouverte” fin 2024 de déchets des marées noires du Boehlen (15 octobre 1976) et du Tanio (7 mars 1980) stockés sur la Pointe du Raz, commune de Plogoff, Robin des Bois a organisé une conférence de presse à Brest le 27 janvier 2025. Grâce aux plaintes et à l’obstination de Robin des Bois entre 1998 et aujourd’hui, 44 sites de stockage de déchets de marées noires historiques sont inventoriés dans le Finistère et 147 sites dans les Côtes d’Armor. Ces dépôts restés clandestins pendant plusieurs décennies ont maintenant une existence administrative et cadastrale. La conférence brestoise a été l’occasion de faire le point sur ces sites et de protester contre la décision du Conservatoire du Littoral et du préfet du Finistère de laisser dans un ancien blockhaus de la Pointe du Raz des dizaines de tonnes de déchets. Le site est labellisé “Grand site de France” et classé Natura 2000. La conférence de presse a été suivie de courriers au maire de Plogoff, au préfet, au directeur du Conservatoire du littoral.

Un courrier a également été envoyé à la ministre en charge de l’Ecologie pour lui demander que les 43 décharges d’hydrocarbures situées près de l’estran et présentant un risque de relargage ou de “débourrage” soient dépolluées. Ce courrier est resté sans réponse.

Le préfet maritime de l’Atlantique, interrogé sur le suivi de l’épave du Tanio qui s’est cassé en deux le 7 mars 1980 à 46 km au nord/nord-ouest de l’île de Batz et dont l’épave suinte à intervalles réguliers, nous a répondu le 5 mars 2025: l’épave fait l’objet d’un suivi régulier, une mission conduite en juillet 2024 a permis la remise en place de 2 plaques colmatantes, une nouvelle mission est programmée cet été et une étude CEDRE/CEPPOL a été lancée pour préciser les modalités d’un éventuel pompage de l’épave, les opérateurs compétents et les coûts prévisibles. La préfecture maritime estime le volume d’hydrocarbures encore présents dans l’épave du Tanio à 2500 tonnes.

 

8.3 Traverses de chemins de fer

20 sollicitations relatives à des traverses de chemins de fer ont été traitées au cours de l’année 2024. Robin des Bois a répondu à ces sollicitations avec des informations sur-mesure et joue un rôle de médiateur.

Pour mémoire, les traverses en bois des voies ferrées sont traitées à cœur avec de la créosote. En fin de vie, après avoir été retirées du service, elles exposent les travailleurs et les riverains des sites d’entreposage à des émanations toxiques. Ces déchets dangereux sont pourtant convoités par les récupérateurs informels et des paysagistes qui les revendent en bois de chauffage ou en clôtures. Robin des Bois doit régulièrement faire médiation pour obtenir leur enlèvement dans des propriétés privées (voisin qui installe une barrière en traverses ou maison “équipée” de traverses à l’intérieur) et pour qu’elles soient acceptées par les déchetteries conformément à la réglementation. Les traverses usagées sont vouées à une élimination par combustion ou éventuellement à une réutilisation comme traverses exclusivement sur le réseau SNCF sur des voies à faible circulation.

Entreposage de traverses créosotées sur la commune de La Flèche (Sarthe), 5 avril 2024

 

8.4 Ballons

En 2024, une dizaine de lâchers de ballons ont été annulés après sensibilisation de Robin des Bois notamment ceux de Saint-Geours de Maremne et du Croisic.

En février 2025, des nouveaux courriers ont été envoyés à 91 préfets qui n’ont pas encore interdit les lâchers de ballons et de lanternes volantes et aux préfectures qui les ont seulement interdit dans certaines zones géographiques. En mars et avril 2025, 7 préfectures ont interdit à leur tour les lâchers de ballons et de lanternes volantes de manière permanente: la Corrèze, la Creuse, l’Essonne, le Loir-et-Cher, la Haute-Saône, le Haut-Rhin et l’Ariège. Le préfet du Tarn a interdit les lâchers de lanternes volantes. Des échanges d’informations se poursuivent entre Robin des Bois et les services préfectoraux d’autres départements.

Nb: carte mise à jour en juillet 2025

 

8.5. Déchets post-catastrophe

Après le passage du cyclone Chido à Mayotte, Robin des Bois a synthétisé les principaux retours d’expérience de la gestion des déchets après des cyclones afin que les autorités encore en place et les populations gèrent au mieux l’affut considérable et soudain de déchets et évitent l’ouverture de décharges sauvages qui sont des foyers d’insalubrité (prolifération de rats et de moustiques vecteurs de maladies …) et d’incendies (autocombustion, piles au lithium …). Aucun site temporaire susceptible de recevoir en transit les déchets de catastrophe n’avait été préalablement désigné par les autorités mahoraises.

Les pollutions dues aux accidents : un angle mort ?” c’est le titre d’un article de fond sur l’accidentologie dans le secteur industriel et le secteur des transports paru dans “Responsabilité et environnement”, une publication des Annales des Mines, et rédigé par Jacky Bonnemains, fondateur et directeur de l’association Robin des Bois.

 

8.6 Déchets dans l’Espace

En 2011, Robin des Bois a publié “Les déchets dans l’espace” (65 pages), le premier rapport à porter sur l’ensemble de cette thématique le regard d’une Organisation Non Gouvernementale environnementale. En 2024 et 2025, une mise à jour a été réalisée pour publication dans la deuxième partie de 2025.

 

9. Nucléaire

 

9.1. “Petits réacteurs”.

Les “projets innovants” portés par des “start-up” ont poussé comme des champignons juste avant ou juste après le “discours de Belfort” du président de la République appelant le 10 février 2022 à une révolution du nucléaire et à la mise en orbite de nouveaux acteurs.

Après enquête, Robin des Bois a révélé le projet de Jimmy Energy d’implanter un réacteur nucléaire à haute température de 20 mégawatts thermiques sur le complexe de Cristal Union/Cristanol de Bazancourt dans la Marne. Jimmy Energy, la direction de la sucrerie et usine de production d’éthanol et les maires auraient préféré continuer leurs négociations entre eux avant que la société civile s’en mêle. La distillerie Cristanol est assujettie à la directive Seveso seuil haut et coproduit des aliments pour animaux et des alcools pour l’industrie cosmétique.

 

9.2. EPR

Avec les associations Réseau Sortir du nucléaire, la CRIIRAD, le CRILAN, Greenpeace, FNE Normandie et Global Chance, Robin des Bois a déposé un recours devant le Conseil d’Etat contre la décision de mise en service de l’EPR de Flamanville et une plainte contre X auprès des parquets de Cherbourg et de Paris afin de faire toute la lumière sur les irrégularités constatées par l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) sur des pièces de l’EPR.

La note d’information de Robin des Bois du 25 avril 2024 revient sur l’effondrement d’une partie de la “route du nucléaire” de Flamanville (Cotentin), qui permet l’accès aux deux réacteurs nucléaires existants et au nouveau réacteur EPR. Cette route stratégique a été endommagée par la tempête océanique Pierrick. L’ASN est restée indifférente à cet accident alors qu’il est le signe de la fragilité structurelle d’une route stratégique qui doit supporter le passage de combustibles neufs ou irradiés et de convois hors gabarit pesant parfois plus de 100 tonnes. Robin des Bois a demandé sa mise en sécurité ou sa fermeture “sinon elle déclenchera tôt ou tard, minée par les assauts des tempêtes, des accidents aux conséquences humaines, environnementales et économiques considérables”.

 

9.3. Déchets nucléaires

La 70ème réunion du Haut Comité pour la Transparence et l’Information sur la Sécurité Nucléaire (HCTISN) du 15 octobre 2024 a été émaillée par un coup de théâtre : EDF et Orano ont annoncé l’abandon du projet d’une piscine centralisée d’entreposage des combustibles usés porté par EDF au profit d’un projet, sous maîtrise d’ouvrage Orano, de 3 piscines décentralisées et de nouvelles installations de retraitement à La Hague. Robin des Bois, membre du HCTISN, estime que l’emprise actuelle de l’usine de retraitement des combustibles irradiés produits par les réacteurs nucléaires français et étrangers est insuffisante pour intégrer les nouvelles INB (Installations Nucléaires de Base) dont une usine de fabrication de MOX (combustible mixte uranium enrichi et plutonium). La cohabitation dans le périmètre actuel de l’usine de La Hague entre les INB existantes et la construction et l’exploitation des nouvelles installations serait chimérique au regard de la sûreté et de la sécurité nucléaire. Une extension du périmètre de l’usine de La Hague paraitrait inévitable si ce projet proliférant lancé dans le secret à l’Elysée par le Conseil de Politique Nucléaire du 26 février 2024 devait aboutir.

Robin des Bois a déposé des commentaires lors de la consultation publique sur la “demande d’autorisation de recours à un équivalent pour assurer le retour au Japon de déchets nucléaires” le 11 novembre 2024.

L’association est pour l’application stricte de la loi interdisant le stockage sur le territoire français des déchets radioactifs étrangers et par conséquent elle est défavorable au tripatouillage de “l’équivalence”. Or, si le projet “CREATES Alternatif” est validé, des centaines de conteneurs standards de déchets compactés issus du retraitement des combustibles irradiés japonais seraient entreposés à La Hague pendant des dizaines d’années, aussi longtemps qu’un stockage géologique ou une autre option ne sera pas disponible en France, ajoutant à la saturation et au cumul de risques dans l’usine de La Hague et la presqu’île qui confine tant bien que mal dans le site mitoyen de l’Andra près d’un million de tonnes de déchets radioactifs.

 

9.4. Nucléaire et conflits

Le 10 janvier 2024, une page “Nucléaires civil et militaire, France, Israël, Russie, Ukraine, Etats-Unis …” a été ouverte sur le site internet de Robin des Bois. Elle reprend notamment la tribune “Vers le suicide collectif ?”  d’Hervé Bazin, Albert Jacquard, Suzanne Prou, Léon Schwarzenberg publiée le 21 mars 1985 dans le journal Le Monde.

 

Malgré la guerre en Ukraine et les tensions entre les Etats-Unis d’Amérique et la Fédération de Russie, le commerce de matières nucléaires ne s’est pas interrompu et l’uranium enrichi russe continue à alimenter en combustible des centrales nucléaires américaines. Le transport d’uranium enrichi en même temps que 241 conteneurs de contreplaqué de bouleau provenant de l’exploitation des forêts en Arctique à bord de l’Atlantic Navigator a été dénoncé dans la note d’information du 25 avril 2024.

Dimanche 26 janvier 2025, Robin des Bois était aux côtés de Nihon Hidankyo, association japonaise attributaire du Prix Nobel de la Paix 2024 représentant les survivants des bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki, pour manifester pacifiquement en face de la base de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de l’Ile Longue à 10 km à vol d’oiseau du centre de l’agglomération de Brest (Finistère), plus de 200.000 habitants.

La manifestation organisée par le Mouvement de la Paix et la CGT a ressemblé 200 personnes, notamment des représentants de Greenpeace Brest, de Sortir du Nucléaire Cornouaille, du Collectif finistérien pour l’interdiction des armes nucléaires, et le député brestois Pierre-Yves Cadalen.

 

10. Ondes électromagnétiques, Linky et autres compteurs connectés, lignes THT

 

Conseil en environnement auprès de particuliers – exemple
Ligne haute-tension RTE et Nuisances sonores à Briscous (64)

Monsieur X a sollicité l’aide de Robin des Bois en septembre 2024. Il subit depuis 2022 environ des nuisances sonores (grésillements) provenant d’une ligne haute-tension à Briscous dans le département des Pyrénées-Atlantiques.

Monsieur X avait déjà formulé des demandes auprès de RTE (Réseau de Transport d’Electricité) notamment peu après le changement de pylône de la ligne. RTE avait mandaté en 2023 un bureau d’étude spécialisé chargé d’expertiser les nuisances. Monsieur X était, depuis, dans l’attente des résultats.

Robin des Bois a signalé à RTE en octobre 2024 la persistance des nuisances sonores émises par la ligne haute-tension en précisant les risques sanitaires liés au bruit régulier et les éventuels recours en justice envisageables pour les riverains. Enfin, l’association a demandé la communication des résultats de l’étude menée en 2023. Le riverain a été destinataire d’un courrier l’informant des démarches juridiques possibles.

RTE a répondu en novembre 2024 et a indiqué que des investigations approfondies étaient prévues fin 2024 ou début 2025. Les nuisances ont bien été identifiées par le bureau d’étude. La détection de leurs origines (câbles, pylônes, etc.) nécessite des moyens techniques particuliers et RTE souhaite éviter de couper la ligne pendant les investigations. Une relance est prévue en 2025 en cas d’absence de réponse de suivi.

 

VI- Site internet et réseaux sociaux / sollicitations de journalistes

 

Le site internet de Robin des Bois a reçu 117.000 visites par mois en moyenne sur l’année (80.000 visites par mois en 2023) et le temps moyen d’une session est de 2mn 18 sec (contre 1 min 26 en 2023).

Robin des Bois a été sollicité en 2024 par une centaine de journalistes français ou étrangers sur des sujets internationaux, nationaux ou locaux.

 

VII- Ressources humaines

 

L’équipe des permanents de Robin des Bois est toujours stable.  Au 31 décembre 2024, l’association comptait 8 salariés, 6 femmes et 2 hommes, dont 6 à temps complet :

  • Jacky Bonnemains
  • Christine Bossard
  • Lise Contant
  • Elodie Crépeau-Pons
  • Jean-Pierre Edin
  • Gaëlle Guilissen
  • Elisabeth Lavarde
  • Charlotte Nithart

L’association a accueilli 2 stagiaires d’universités des Etats-Unis d’Amérique (stage bénévole de 2 mois chacun). Elles ont notamment concouru à la mise à jour du rapport sur les déchets dans l’espace, à des recherches documentaires sur les impacts et l’encadrement des feux d’artifice dans le monde, les impacts environnementaux des conflits armés et au travail de traduction du bulletin “A la Trace” du français vers l’anglais. Deux anciens stagiaires américains effectuent toujours des traductions pour l’association (travail rémunéré).

 

PARTIE 2- RAPPORT FINANCIER 2024 ET PREVISIONNEL 2025

 

Le rapport financier annuel 2024 a été comme chaque année réalisé par un cabinet d’experts comptables. Il a été présenté lors de l’Assemblée Générale et validé.

Robin des Bois n’a aucun emprunt bancaire et ne bénéficie d’aucune aide à l’emploi.

Les comptes sont en excédent de 15.579 € ce qui est en progrès par rapport à 2023 (déficit de 8130 €) et 2022 (le déficit était de plus de 22.000 €).

Les dettes sont en augmentation: 62.734 € (contre 48.700 € en 2023) mais moindre qu’en 2022 (98.800€). Elles sont principalement constituées de 4 loyers (14.217 €) et de près de 23.000 € de provisions pour congés payés. Le reste est constitué d’un emprunt auprès d’une personne physique (4000 €) et de salaires et charges payées en janvier 2025.

 

Recettes

Les dons et adhésions en provenance de particuliers sont en augmentation (+8894 €).

Les soutiens de la Fondation Brigitte Bardot et la Fondation Franz Weber à la réalisation du bulletin “A la Trace” sont stables. La Fondation Franz Weber avait fait une contribution exceptionnelle supplémentaire pour “A la Trace” en 2023 ce qui explique le léger recul en 2024.

Animal Welfare Foundation e.V. (AWF) a soutenu la réalisation du rapport sur les bétaillères maritimes à hauteur de 15.000 €.

Robin des Bois bénéficie depuis 2022 d’un mécénat annuel en faveur de “A la Trace” et de la biodiversité de 38.000 € de la part du groupe Séché Environnement.

La subvention de la Direction de l’eau et de la biodiversité du ministère de l’Ecologie a été diminuée de 15.000€ .

L’Agence Nationale de la Recherche nous a versé le solde du projet Dépos sur la gestion des déchets après les ouragans.

Le conseil en environnement est stable.

Les ventes d’huile de jojoba bio sur les salons sont encore en recul de 9124 € et relativement stable en vente par correspondance.

Comme cela a été dit lors de la précédente Assemblée Générale, les membres du Conseil d’Administration s’interrogent sur la poursuite de la vente de jojoba pour financer les actions de l’association en raison de la baisse de fréquentation des salons, des soucis et de la charge de travail de cette activité dont les bénéfices nets sont de plus en plus faibles. De plus, les incertitudes sur les droits de douanes des produits en provenance des USA sont susceptibles de complexifier l’achat de jojoba.

Le résultat exceptionnel correspond aux dommages et intérêts perçus dans le cadre des recours effectués devant les tribunaux. En 2024, Robin des Bois a obtenu le versement de 39.822 € au titre du préjudice moral, du préjudice écologique et des frais de justice suite à des jugements intervenus en 2022 et 2023. Si cet ordre de grandeur se confirme dans les deux années qui viennent, il est clair que les recours sont utiles d’autant qu’il n’y a presque pas de frais d’avocat, les dossiers étant généralement traités par l’équipe de permanents.

 

Charges

Les salaires n’ont pas augmenté en 2024. Le salaire brut le plus élevé est de 2390 € et le salaire minimum de 2080 € pour un temps complet hors heures supplémentaires. Tous les membres du Conseil d’Administration exercent leur fonction bénévolement. Charlotte Nithart est rémunérée pour ses fonctions de directrice de campagnes distinctes et préexistantes à celles de présidente.

Le budget de l’année 2024 se signale par la baisse des frais mission en France, par l’augmentation des frais de documentation et par les frais ponctuels de la réunion plénière de la Commission Baleinière Internationale au Pérou.

L’administration fiscale a demandé à Robin des Bois de se soumettre à l’impôt sur les bénéfices. Après avis d’un avocat fiscaliste, il a été décidé de répondre positivement à cette demande car nos recettes de ventes et de conseils dépassent la franchise des impôts commerciaux (76.679 € en 2023 et 80.011 € en 2024). Nous avons donc dû payer 201€ au titre de l’impôt sur les bénéfices.

 

Prévisionnel

Le budget prévisionnel de l’année 2025 a été détaillé et validé durant l’Assemblée Générale. Il tient compte de l’annonce brutale par le ministère en charge de l’Ecologie de la diminution de la subvention accordée à Robin des Bois par la Direction générale de la prévention des risques et de la suppression de la subvention accordée par la Direction de l’eau et de la biodiversité.

 

PARTIE 3- ELECTION DU CONSEIL D’ADMINISTRATION ET CLOTURE

 

Les membres du Conseil d’Administration élus lors de l’Assemblée Générale du 27 avril 2024 ont désigné en leur sein un bureau. En 2024, le Conseil d’Administration s’est réuni 8 fois

  • 12 janvier 2024
  • 16 février 2024
  • 5 mars 2024
  • 6 avril 2024
  • 27 avril 2024
  • 15 juin 2024
  • 14 septembre 2024
  • 7 décembre 2024

Des échanges téléphoniques ou par courriels entre les administrateurs ont eu lieu dès que nécessaire.

Le Conseil d’Administration a été élu le 27 avril 2024 pour une période de 3 ans. Il n’y a aucun membre démissionnaire et aucune nouvelle candidature n’a été reçue. Pour mémoire, selon les statuts, tout adhérent peut présenter sa candidature et celle-ci doit parvenir au siège de l’association au moins 6 semaines avant la tenue de l’Assemblée Générale (généralement au premier trimestre).

Les pouvoirs reçus au siège de l’association ont été comptabilisés avant l’ouverture de l’Assemblée Générale. Au total, 155 pouvoirs ont été reçus dont 151 valides et 4 bulletins nuls car non nominatifs :

  • Charlotte Nithart (directrice de campagnes, présidente) : 64 pouvoirs
  • Vera Weber (présidente de fondation, conseillère) : 37
  • Emilie Courtin (agent comptable, trésorière et secrétaire générale de Robin des Bois) : 22
  • Odile Malassis – de Bailleul (maquettiste, vice-présidente): 17
  • François Gasnier (musicien professionnel, conseiller) : 8
  • Jean-Christophe Tymoczko (avocat, conseiller) : 3

Charlotte Nithart et Emilie Courtin, Odile Malassis
François Gasnier, Jean-Christophe Tymoczko, Vera Weber

Les décisions ont toutes été prises à l’unanimité et le Conseil d’Administration désignera en son sein les membres du bureau conformément aux statuts.

L’Assemblée Générale ouverte à 14h a été levée à 17h15.

 

 

Annexe I – bulletins, rapports, communiqués et notes d’information publiés par Robin des Bois en 2024

  • Cuisses de grenouilles: courrier de 42 ONG aux ministres européens, 26 janvier 2024
  • Les gazofolies de La Rochelle, 2 février 2024
  • Atomique, polémique et ralenti par la banquise, 7 février 2024
  • L’Arctique déboussolé, 9 février 2024
  • Hommage aux Eléphants de Côte d’Ivoire, 12 février 2024
  • Une vague de PCB dans le Bassin de la Meuse, 18 février 2024
  • Viviez : l’électrochoc du lithium, 19 février 2024
  • Le mal en mer, Salon International de l’Agriculture – Communiqué n°1, 21 février 2024
  • Les pis sur terre, Salon International de l’Agriculture – Communiqué n°2, 22 février 2024
  • Grenouilles: appel de plus de 550 scientifiques et vétérinaires, 6 mars 2024
  • La fusion dangereuse du nucléaire, 11 mars 2024
  • Panique dans les nids en Normandie, 13 mars 2024
  • Bétaillères maritimes: les navires les plus dangereux au monde, 26 mars 2024
  • Mourir en mer, une tragédie banale pour le bétail européen, 4 avril 2024
  • La confusion nucléaire, 8 avril 2024
  • Seveso kaki, 11 avril 2024
  • La Flèche : les traverses prennent la tangente, 12 avril 2024
  • Sécurité nucléaire – note d’information, 25 avril 2024
  • Feux d’artifice : ils font le mort, 26 avril 2024
  • La plaie des friches industrielles, 29 avril 2024
  • A la Trace n°40, le bulletin de la défaunation, 6 mai 2024
  • Abus d’obus, 27 mai 2024
  • Informations sur les risques sanitaires et environnementaux des feux d’artifices, 30 mai 2024
  • 80 ans après elles tuent et elles polluent, 4 juin 2024
  • Prisonniers, empalés, harponnés, profanés, 10 juin 2024
  • “A la Casse” n°71, le mondial de la démolition des navires, 3 juillet 2024
  • EPR de Flamanville: actions en justice, 23 juillet 2024
  • Duralex, le verre vert, 24 juillet 2024
  • Jeux de dupes en Seine, 29 juillet 2024
  • “A la Trace” n°41, le bulletin de la défaunation, 6 août 2024
  • Alain Delon et les loups, 18 août 2024
  • Jeux de dupes en Seine – suite, 30 août 2024
  • L’utilité des sangliers (déchets de guerre à Burcy), 5 septembre 2024
  • Lima, capitale pour les baleines, 20 septembre 2024
  • Le cri du krill, 25 septembre 2024
  • Commission Baleinière Internationale : Lima, le bilan, 27 septembre 2024
  • Elémentaire, mon cher Watson !, 1er octobre 2024
  • Le Ruby, c’est pas “le salaire de la peur”, 4 octobre 2024
  • Le Doliprane. Miracle économique et catastrophe écologique (rappel de l’article de J. Bonnemains paru le 30 août 2023 dans Charlie Hebdo), 14 octobre 2024
  • Boum sur La Hague!, 17 octobre 2024
  • Même en temps de guerre, en Ukraine, les gardes-frontières défendent les espèces menacées, 18 octobre 2024
  • Les éléphants vont mourir pour nourrir, 23 octobre 2024
  • Le Ruby bouge, 27 octobre 2024
  • Du Ruby au Zimrida, 30 octobre 2024
  • Le gouvernement colombien mène la guérilla contre le trafic faunique, 30 octobre 2024
  • A la Casse n°72, le mondial de la démolition des navires, 31 octobre 2024
  • Travaux de dépollution du site de l’ancienne usine à gaz – La Rochelle, 5 novembre 2024
  • La Rochelle inaugure la DGV (Dépollution à Grande Vitesse), 13 novembre 2024
  • A la Trace n°42, le bulletin de la défaunation, 14 novembre 2024
  • Jumelage Cherbourg (France)-Maputo (Mozambique), 25 novembre 2024
  • Incendie de Notre-Dame : une catastrophe utile, 7 décembre 2024
  • Paul Watson et les narvals. Groenland, 17 décembre 2024
  • Du Ruby au Zimrida – suite, 17 décembre 2024
  • Mer cimetière, 19 décembre 2024
  • A la Trace n°43, le bulletin de la défaunation, 20 décembre 2024
  • Cyclone Chido à Mayotte, 31 décembre 2024
  • Bonnes Nouvelles et Meilleurs Vœux, 31 décembre 2024

 

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