Démolition des navires

Après l’affaire du porte-avions Clemenceau, Robin des Bois a voulu y voir clair dans le monde de la démolition et du recyclage des vieux navires de commerce et militaires en fin de vie. A cet effet, un bulletin trimestriel d’information et d’analyses a été mis en chantier et lancé en 2006. Chaque numéro de « A la casse », « Shipbreaking » en version anglaise, est un tour du monde des meilleures techniques disponibles et beaucoup plus nombreuses des pires techniques disponibles. Un gros succès éditorial épluché par les spécialistes du monde entier. Dans « A la Casse » bat le pouls de la mondialisation.

Les chantiers turcs tuent

12 août 2013

Les chantiers turcs tuent

Contrairement à des rumeurs vantant la sécurité des chantiers de démolition des navires en Turquie, les conditions de travail y restent mauvaises. Deux ouvriers intoxiqués dans la chambre des machines de l’ex-Pacific Princess viennent de le payer de leur vie.

L’ex-Love Boat de « La Croisière s’amuse » a été vendu à un chantier turc en avril 2012 au prix de 260 $ la tonne. Le Pacific Princess est évalué à 8.000 tonnes. Le chantier turc acquéreur a mis plus d’un an pour régler la facture. L’ex-Pacific Princess a quitté le port de Gênes le 27 juillet 2013 en remorque de l’Izmir Bull sous le nom de Acif. Il était arrivé à Gênes en novembre 2008 pour des travaux de rénovation et de mise en conformité qui ont été finalement abandonnés. Construit en 1971, le navire contient beaucoup d’amiante et de PCB. Son dernier propriétaire connu est la Quail Cruises Ship Management dont le siège est à Madrid.

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Bulletin « A la Casse » n°32

9 août 2013

Bulletin « A la Casse » n°32

Le 32ème bulletin d’information et d’analyses sur la démolition des navires est publié (75 pages). Il couvre les mois de mai, juin et juillet 2013. En 8 années, A la Casse est devenu un document de référence dans le monde entier. Des correspondants réguliers ou occasionnels font parvenir à Robin des Bois des informations ou des photographies.

Dans les 3 derniers mois, 271 navires sont partis à la démolition. Ils cumulent plus de 2,2 millions de tonnes de métaux. 106 (39%) étaient construits en Europe, 88 (32% appartenaient à des armateurs européens, 241 (89%) sont partis en Asie.

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Bulletin « A la Casse » n°31

17 mai 2013

Bulletin « A la Casse » n°31

Rouen

En partance pour démolition à Alang en Inde, le Baco-Liner 1 dans le port de Rouen appartient à un armateur allemand. Il contient notamment de l’amiante et des PCB. Robin des Bois proteste contre la démolition des navires européens en Inde, au Bangladesh et au Pakistan. A Alang, les navires sont échoués sur la plage et démontés à mains nues. Cette exportation de déchets est immorale mais elle est aussi illégale. Elle contrevient à la Convention de Bâle sur les transferts transfrontaliers de déchets. Robin des Bois souhaite que des chantiers de déconstruction des navires soient ouverts en Europe.

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La carambouille de l’Atlantic Star

4 avril 2013

L’Atlantic Star est resté désaffecté à Marseille pendant plus de 2 ans. La construction de l’Atlantic Star à La Seyne-sur-Mer en 1984 avait mobilisé, comme pour tous les navires de croisière, des quantités importantes d’amiante.

Le paquebot appartenait à l’armateur espagnol Pullmantur, filiale de la compagnie américaine Royal Caribbean Cruise Line. Son exploitation était devenue prohibitive ; le remplacement des turbines à vapeur par une propulsion diesel était impossible. L’Atlantic Star, toujours aux mains d’intérêts espagnols, est resté sous le pavillon européen de Malte jusqu’au 1er mars 2013.

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Tout le Clemenceau pour ça …

26 mars 2013

En 2013, quand l’ex-Atlantic Star rebaptisé Antic quitte Marseille pour démolition à Alang sans désamiantage, le silence règne.

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Exportation illégale de déchets dangereux vers la Turquie

20 mars 2013

Le paquebot était à quai le long de la grande jetée du port de Marseille. Depuis septembre 2010, il jouait les ventouses de luxe et malgré sa silhouette imposante et sa cheminée rouge, il essayait de se faire oublier ou de faire croire que son escale était provisoire.

Initialement son arrêt à Marseille était technique. Il était question de remplacer les turbines à vapeur par des moteurs diesels. De technique, l’arrêt est vite devenu économique. Plus d’avenir pour un paquebot construit il y a 30 ans, sans des frais considérables et une remise à niveau réglementaire.

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Coulé ?

25 févr. 2013

Lyubov Orlova, communiqué n°5

Selon des informations diffusées par le Rescue Coordination Center d’Halifax au Canada, la balise de détresse du Lyubov Orlova s’est déclenchée dans la nuit du samedi 23 février. L’hypothèse privilégiée serait que le Lyubov Orlova ait fait naufrage. La balise de détresse était embarquée à bord du navire de croisière ou à bord d’une chaloupe de sauvetage. Le lieu du déclenchement est situé à 51°46.00N et 35°41.00W, soit 1700 km des côtes européennes, c’est-à-dire plus près que la localisation donnée le 21 février par l’agence du Département Américain de la Défense NGA (National Geospatial-Intelligence Agency).

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Lyubov Orlova, communiqué n°4

21 févr. 2013

Lyubov Orlova, communiqué n°4

Si les informations diffusées par les services d’information maritime américains sont vérifiées, le Lyubov Orlova est plus près des côtes américaines que des côtes européennes. En conséquence, Robin des Bois demande au Canada de diligenter et de financer les moyens logistiques capables de recapturer et de ramener le navire dans un port refuge. Par la suite, le Canada où le navire avait été saisi en septembre 2010 puis abandonné devra définir un plan de démolition différent du plan initial. En effet, la démolition du Lyubov Orlova dans un chantier douteux à Saint-Domingue dans les Caraïbes serait un scandale supplémentaire.

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Le bateau fantôme n’est pas orphelin

20 févr. 2013

Le bateau fantôme n’est pas orphelin

Lyubov Orlova, communiqué n°3

L’ex paquebot russe Lyubov Orlova est sous la responsabilité du Canada. Il était en 2009 affrété par Cruise North Expeditions, une compagnie Inuit qui l’utilisait pour des croisières en Arctique. Il a été saisi en septembre 2010 dans le port de Saint John’s, province de Terre-Neuve par des créanciers canadiens dont les factures d’avitaillement et de fioul n’étaient pas payées. La Cruise North Expeditions affrétait en même temps le Clipper Adventurer (1) qui s’est échoué en août 2010 sur un récif au large du territoire canadien du Nunavut.

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Le Canada, voyou de l’Atlantique

13 févr. 2013

Lyubov Orlova, communiqué n°2

Les autorités canadiennes ont une responsabilité primordiale dans la dérive du paquebot Lyubov Orlova. Le Lyubov Orlova bat pavillon des îles Cook. Ce paquebot abandonné dans le port de Saint John à Terre-Neuve depuis 2010 devait rejoindre un fantomatique chantier de démolition à Saint-Domingue. Il a été vendu par un courtier canadien à un résident canadien d’origine iranienne ayant des intérêts à Saint-Domingue. Le Canada, dernier Etat détenteur du paquebot naguère utilisé pour des croisières en Arctique, a laissé partir le 23 janvier 2013 cette épave tractée par un remorqueur construit en 1962, le Charlene Hunt. Peu après le départ du convoi, le filin de remorque a cassé. Le Lyubov Orlova est parti à la dérive.

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