Rapport d’activités et financier

21 sept. 2026

Assemblée Générale du 6 juin 2026

Sommaire

PARTIE 1- RAPPORT D’ACTIVITES 2025

I- Les actions de Robin des Bois par thèmes
1. Espèces menacées d’extinction
2. Arbres, forêts et espaces remarquables
3. Bien-être animal et transport maritime d’animaux vivants
4. Sécurité maritime, pollutions marines et industrialisation de la mer
5. Démolition des navires
6. Risques industriels, pollutions et nuisances à terre
7. Risques sanitaires et pesticides
8. Sites et sols pollués
9. Pollutions des eaux douces
10. Déchets
11. Nucléaire, électrification

II- Actions devant les tribunaux

III – Conseil en environnement
1. Conseil en environnement auprès de particuliers
2. Conseil en environnement auprès de l’industrie

IV – Commissions, conseils d’administration et groupes de travail et consultations publiques
1. Instances de concertation
2. Consultations publiques

V- Site internet / sollicitations de journalistes

VI- Ressources humaines

PARTIE 2- RAPPORT FINANCIER 2025 ET PREVISIONNEL 2026

PARTIE 3- ELECTION DU CONSEIL D’ADMINISTRATION

Annexe I

 * * *

Les adhérents à jour de leur cotisation et les donateurs ont été invités à participer à l’Assemblée Générale annuelle de Robin des Bois par courriers et courriels en date du 13 mai 2026, dans le respect des formes et des délais prévus par les Statuts de l’association. Le rapport d’activités, le rapport financier, les perspectives de campagnes et le budget prévisionnel ont été présentés, discutés et adoptés.

 

PARTIE 1- RAPPORT D’ACTIVITES 2025

 

80 bulletins, rapports, communiqués et notes d’information ont été publiés par Robin des Bois en 2025 (Annexe I). Ils sont précédés de recherches documentaires et d’investigations et mobilisent les archives et la culture accumulées par l’association depuis sa fondation il y a 40 ans. Un premier “balados” (podcast) intitulé “Robin des Bois dans le Poste” consacré au trafic de civelles et aux lâchers de ballons a été réalisé en mai 2025.

 

I- Les actions de Robin des Bois par thèmes

 

1. Espèces menacées d’extinction

 

1.1. Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES)

Robin des Bois a le statut d’observateur à la CITES depuis 1989. C’est l’une des rares conventions internationales à avoir des prolongements opérationnels. Elle contribue concrètement à la protection des espèces en réglementant ou en interdisant leur commerce international. Les réunions plénières (Conférences des Parties) se tiennent tous les 3 ans et se préparent longtemps en amont. L’équipe de Robin des Bois s’est donc mobilisée avant et pendant la 20ème Conférence des Parties à la CITES qui s’est tenue à Samarcande en Ouzbékistan du 24 novembre au 5 décembre 2025. Elle a participé à des réunions préparatoires et à des échanges bilatéraux avec les délégations de pays dont la France et diffusé 11 communiqués afin de convaincre les 165 Etats représentés de l’utilité de mieux protéger une cinquantaine d’espèces d’animaux et de plantes menacées et pour informer ses sympathisants et les médias de l’avancée et des résultats des débats (accès aux communiqués CITES).

L’inscription des grenouilles du genre Pelophylax en Annexe II est une victoire pour Robin des Bois, co-initiateur de cette proposition qui met fin à l’absence de contrôle du commerce international des cuisses de grenouilles. Parmi les autres avancées, nous avons obtenu une meilleure protection pour une nouvelle espèce de concombre de mer (les holothuries de sable), une vingtaine d’espèces de requins dont les requins baleines, les raies mantas, les gazelles dorcas, les calaos, les vautours africains et les sporophiles très recherchés pour leurs chants mélodieux.

Durant l’Assemblée Générale, il a été souligné la violence des opposants à une inscription du pernambouc en Annexe I (interdiction du commerce international initialement demandée par le Brésil, seul pays de l’aire de répartition de cet arbre). Certains musiciens, archetiers, luthiers et scientifiques en faveur de l’inscription en Annexe I ont été destinataires de menaces ou ont eu peur de représailles au point de requérir l’anonymat. La proposition d’Annexe I a finalement été retirée par le Brésil suite à des pressions, en particulier du président Macron, mais des restrictions commerciales ont été décidées. Robin des Bois a tenu bon face à un front de grands noms de la musique et de la politique et, incontestablement, sa présence à Samarcande a été déterminante pour rappeler à l’Union européenne ses responsabilités dans ce pillage qui date de l’époque coloniale. Au-delà de la presse généraliste et de la presse spécialisée comme La Lettre du Musicien, le débat s’est étendu à des revues comme Philosophie Magazine (“Faut-il choisir entre Vivaldi et la forêt brésilienne ? Le dilemme du pernambouc”) et l’intervention du président Macron auprès de son homologue Lula a interpellé la presse internationale alimentée par les informations de l’association.

Pour Robin des Bois, participer à une convention internationale comme la CITES, c’est travailler pour une meilleure protection des espèces mais aussi travailler contre l’affaiblissement de leur protection. Dans le domaine des arbres, Robin des Bois s’est attaché à contrer les propositions de libéralisation du commerce des doussiés et des padouks africains, rejetées de justesse. Les deux espèces ont été “lancées” en 1994 et 1995 sur le marché international par une utilisation prolifique dans la Très Grande Bibliothèque (TGB) à Paris, aujourd’hui connue sous le nom de Bibliothèque François-Mitterrand (parquets, placages, habillage des bétons intérieurs pour le doussié, faux plafonds pour le padouk). Face à l’emballement du marché et à l’exploitation d’espèces similaires, le doussié et le padouk ont été inscrits en Annexe II (contrôle du commerce international) en 2022. Ils y resteront donc pour l’instant.

Il a été convenu lors des discussions que la campagne sur l’utilisation des bois tropicaux en France doit être réactivée en ce qui concerne aussi les aménagements urbains.

L’observatrice de Robin des Bois, Charlotte Nithart, et deux douaniers ouzbeks chargés de la lutte contre la contrebande d’espèces animales et végétales avec leur chien “Vafo” (“Dévotion”). 24 novembre 2025, Samarcande, devant le centre d’exposition de la Route de la soie, siège de la Cop20 de la CITES © Robin des Bois

 

1.2.”A la Trace” – Bulletin d’information et d’analyses sur le braconnage et la contrebande d’animaux menacés d’extinction

En 2025, Robin des Bois a publié 4 numéros du bulletin “A la Trace”, ”On the Trail” dans sa version anglaise:

– A la Trace n°44 (pdf 7,2 Mo, 244 pages) – 1545 évènements du 1er janvier au 31 mars 2024. Publié le 14 avril 2025.
– A la Trace n°45 (pdf 6 Mo, 172 pages) – 1022 événements du 1er avril au 31 mai 2024. Publié le 25 juin 2025.
– A la Trace n°46 (pdf 6,9 Mo, 184 pages) – 1100 événements 1er mai au 30 juin 2025. Publié le 18 août 2025.
– A la Trace n°47 (pdf 6,1 Mo, 196 pages) – 1157 événements du 1er juillet au 31 août 2025. Publié le 21 novembre 2025.

 

Accès vers tous les bulletins.

La traduction anglaise “On the Trail” est la plus lue. La réalisation de ce bulletin nécessite des moyens humains importants et une dizaine de personnes contribuent à chaque numéro. Les demandes d’informations complémentaires de chercheurs et les témoignages et remerciements d’autorités de contrôle et scientifiques durant la plénière de la Convention CITES nous encouragent à poursuivre sa réalisation. “A la Trace” est rédigé sans intelligence artificielle générative, comme toutes les publications de Robin des Bois. “A la Trace” met en valeur le travail d’ONG à travers le monde, ce qui le distingue des autres publications du monde associatif.

“A la Trace” est également utile à Robin des Bois pour la rédaction de ses plaintes et recours devant les tribunaux contre des braconniers et des trafiquants. Des extraits sélectionnés permettent de démontrer aux magistrats l’étendue du pillage et l’importance de sanctionner chaque maillon. Des exemples de procès sont disponibles ci-après.

 

Rappel de la méthodologie de réalisation de “A la Trace”

– Veille mondiale des actes de braconnage et de contrebande d’animaux protégés via 3000 sources d’informations: ministères, autorités douanières, revues scientifiques, ONG, organisations gouvernementales et intergouvernementales et médias.

– Vérification, recoupement, intégration dans une base de données et recherche complémentaire sur les espèces (aire de répartition, habitats, rôle dans l’écosystème, maturité sexuelle, espérance de vie …).

– Rédaction de synthèses, d’analyses et de cartes soulignant les modes opératoires, les routes des trafics, les condamnations des braconniers et des trafiquants.

– Traduction vers l’anglais.

 

Une des tendances particulièrement inquiétantes mise en évidence par “A la Trace” est l’animal crushing (broyage des animaux) qui fait la promotion et le commerce via l’Internet de tortures d’animaux sauvages. C’est dans le numéro 32 de “A la Trace” que les prémices de l’animal crushing ont été mentionnés. Depuis, le mouvement s’est structuré et transformé en commerce international de la cruauté. L’Union européenne n’est pas épargnée. De “l’animal crushing” au “humane crushing” et vice-versa, il n’y a qu’un pas. L’appel de Robin des Bois contre ces pratiques a été relayée dans la presse. Quiconque depuis la France a des informations sur l’animal crushing doit le signaler sur la plateforme Pharos (portail officiel de signalement des contenus illicites sur l’Internet) en cochant “Acte de cruauté envers les animaux”.

 

1.3. Mammifères marins

“A la Trace” révèle les divers trafics dont sont victimes les mammifères marins depuis la contrebande de dents de cachalot jusqu’à la viande de dauphin utilisée comme appâts pour la pêche aux requins. Robin des Bois a saisi l’occasion de la visite du président Macron au Groenland pour demander à l’Elysée de relayer l’opposition des Français à la chasse aux baleines et aux dauphins pratiquée dans les eaux côtières du territoire.

Baleine à bosse dans les eaux du Groenland © dune_huus

L’association porte de l’importance aux mises en perspective historiques. Dans un communiqué diffusé au mois d’août, l’entente cordiale entre les USA et la Russie soviétique qui régnait en 1988 au sujet des baleines grises a été rappelée.  Une étude sur le déclin des marsouins du Yang-Tsé “Quand la poésie d’hier dit la vérité d’aujourd’hui” a été mise en valeur; cette anthologie poétique, topographique et cétologique révèle que le marsouin aptère a disparu d’une vaste partie de son aire de répartition historique.

En ce qui concerne les dauphins et les orques du Marineland d’Antibes, l’opposition de Robin des Bois à leur exportation et à l’ouverture d’un delphinarium “scientifique” dans le zoo de Beauval a été rappelée.

Robin des Bois est observateur depuis 1988 à la Commission Baleinière Internationale et contribuera aux débats de la 70ème session plénière qui se tiendra fin septembre/début octobre 2026, soit en distanciel soit en présentiel si le budget le permet. La réunion se tiendra à Hobart en Tasmanie, Australie.

 

1.4. Exemples de procès pour braconnage et trafic d’espèces protégées

Pour mémoire, sauf exception, Robin des Bois porte plainte, se constitue partie civile et plaide devant les tribunaux par ses propres moyens, sans recourir à un avocat (cf. II. Actions devant les tribunaux). L’association développe autant que possible le préjudice écologique afin que l’importance des espèces et des habitats pour l’équilibre des écosystèmes et pour les populations humaines soit reconnue.

Civelles

En décembre 2025, le Tribunal Correctionnel de La Roche-sur-Yon a condamné 10 braconniers et trafiquants de civelles, dont des pêcheurs professionnels, à des amendes comprises entre 1500 € et 5000 € et à des peines de prison allant de 12 mois avec sursis à 12 mois ferme et à verser à Robin des Bois 5000 € au titre du préjudice moral, 15.900 € au titre du préjudice écologique et 2000 € au titre des frais de justice. Certains condamnés sont des récidivistes. La plupart ont fait appel.

Oiseaux

En juin 2025, le Tribunal Correctionnel du Mans a condamné 3 braconniers de chardonnerets élégants, de bouvreuils pivoine, de linottes mélodieuses, de verdiers d’Europe et de tarins des aulnes à des peines d’emprisonnement de 6 à 12 mois avec sursis, à la confiscation du terrain théâtre des actes de braconnage, et à verser à Robin des Bois 1000 € au titre du préjudice moral.

Lynx boréal

Le matin du 18 octobre 2024, un chaton de lynx boréal de 5 mois a été vu divaguant sur une commune du Bas-Rhin. Il est mort quelques heures plus tard sous les coups de bâton de la propriétaire d’un poulailler qui pour sa défense a affirmé qu’elle pensait avoir à faire à un chat (comme si le lynchage des chats était chose permise !). En mai 2026, elle a été condamnée à une peine de 3 mois de prison avec sursis et à verser à Robin des Bois 800 € euros au titre du préjudice moral.

Amphibiens

Robin des Bois s’est constitué partie civile en janvier 2025 dans une procédure ouverte contre deux producteurs d’énergie solaire et un bureau d’études pour la destruction de plusieurs spécimens d’amphibiens lors de la construction d’une centrale photovoltaïque, la plus importante de Bretagne. L’audience qui devait se tenir le 16 janvier 2025 a été renvoyée au 5 mars 2026. Le bureau d’études a été relaxé. Les deux autres sociétés ont été condamnées par le Tribunal Correctionnel de Vannes à une amende de 50.000 € pour l’une et à une amende de 100.000 € pour l’autre. Elles doivent aussi verser à Robin des Bois 7000 € au titre du préjudice moral. Elles ont fait appel.

 

2. Arbres, forêts et espaces remarquables

 

Les actions de défense des arbres et des forêts réalisées au niveau international en 2025 viennent d’être évoquées dans le chapitre dédié à la Convention CITES.

En France, quelques jours avant les festivités du 14 juillet, l’association a publié un rappel des risques de départs de feux lors des spectacles pyrotechniques. “La moindre étincelle peut enflammer en quelques secondes les landes, les broussailles et les forêts.” Cette citation préfigure les incendies généralisés en Gironde pendant l’été 2026.  Comme la campagne contre les lâchers de ballons, la campagne contre les feux d’artifice (qui en plus des risques d’incendie sont sources de pollutions et de nuisances pour la faune sauvage et domestique) est difficile car elle invite à un changement d’habitude dite “festive” bien ancrée.

 

Nos actions en faveur de la biodiversité végétale sur le territoire national se sont également déroulées devant les tribunaux. Voici quelques exemples.

– Les blessures infligées à plusieurs arbres d’une forêt à cheval sur les départements de Meurthe-et-Moselle et de Moselle par la course de motocross “Val de Lorraine Classic” a été évoquée lors de la précédente Assemblée Générale. En juin 2025, les organisateurs ont été reconnus coupables par le tribunal correctionnel de Nancy et condamnés à des amendes de 1000 € et 5000 € avec sursis. Ils doivent solidairement verser à Robin des Bois 500 € au titre du préjudice écologique et 500 € au titre du préjudice moral. Ils ont fait appel du jugement.

– Dans une affaire de vol d’arbres en Moselle dont la procédure dure depuis 2022, la cour d’appel de Metz a tenu audience en juin 2025 et rendu son arrêt en janvier 2026 qui confirme la condamnation du patron d’un groupement forestier. Comme en première instance, Robin des Bois a obtenu 1€ symbolique de préjudice écologique, 2000 € de préjudice moral et 200 € au titre des frais de justice. L’affaire n’est pourtant pas close car le voleur d’arbres s’est pourvu devant la Cour de Cassation.

– En 2025, Robin des Bois a porté plainte contre X devant les tribunaux de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) et de Saint-Denis (Ile de la Réunion), pour atteinte à des espèces de faune et de flore protégées et à leurs habitats suite aux incendies survenus sur l’île Ronde après un feu d’artifice et sur l’île subantarctique d’Amsterdam, à côté d’une station scientifique, pour une raison jusqu’alors obscure. Le tribunal de Saint-Brieuc a classé notre plainte sans suite mais le maire de Plougastel-Daoulas a reçu un rappel à la loi. La plainte concernant l’île d’Amsterdam dans l’océan austral suit son cours.

Ile d’Amsterdam, colonie d’albatros à bec jaune © F. Saboureau

 

Toujours en France, le conseil en environnement bénévole pour des particuliers est une action constante de Robin des Bois. Elle est synthétisée plus loin dans ce rapport. Voici un exemple qui concerne la défense des arbres.

Conseil en environnement auprès de particuliers – le cas d’un abattage d’arbres

Robin des Bois était déjà intervenu en 2014, avec succès, contre un abattage d’arbres au sein d’une résidence à Sainte-Adresse au Havre (Seine-Maritime). En mars 2025, l’association a été informée par des résidents d’un nouveau projet d’abattage par le bailleur social pour, soi-disant, des questions de sécurité. Le tronçonnage devait avoir lieu en pleine période de nidification des oiseaux.
Robin des Bois est intervenu auprès du bailleur social en mettant dans la boucle les services de l’Etat et les maires de Sainte-Adresse et du Havre pour en particulier demander les expertises scientifiques justifiant l’abattage, l’inventaire faune-flore et pour rappeler la réglementation locale (le bois est protégé dans le Plan Local d’Urbanisme).
L’abattage des arbres a été suspendu. L’ONF a émis des recommandations à l’attention du bailleur social et de l’entreprise d’élagage. Les oiseaux ont pu nidifier en paix.

 

3. Bien-être animal et transport maritime d’animaux vivants

 

En octobre, Robin des Bois a diffusé la première synthèse des animaux ayant péri depuis le début de l’année 2025 dans des incendies d’élevages, soit plus de 187.000 animaux: au moins 174.300 poussins, poules et poulets, dindes, 6284 porcelets, truies et porcs, 3836 agneaux et brebis, 2000 lapins, 432 veaux, vaches et taurillons et 202 chèvres. Cet inventaire fait suite au chapitre “Incendies d’élevage: 749.118 morts” de l’Atlas de la France Toxique publié en 2016. La tendance est à la hausse et il y a plus d’accidents majeurs dans le secteur agriculture/élevage que dans le secteur chimique et pharmaceutique. Il s’agit pour l’essentiel d’incendies dus à des négligences et à des défauts de maintenance dans les circuits électriques et au manque de disponibilité immédiate des moyens d’extinction.

Toutes les facilitations de la loi Duplomb et autres dispositifs réglementaires incitent à la massification des cheptels et de la consommation de désinfectants et d’antibiotiques. Les incendies sont de plus en plus cruels pour les animaux et toxiques pour les humains et les environnements.

Robin des Bois a traqué les errances et pérégrinations du Spiridon II, bétaillère maritime âgée de 52 ans, ayant à son bord 2901 bovins chargés en Uruguay et destinés à la Türkiye. Mais le déchargement a été refusé

à cause d’une controverse sur l’origine exacte et le suivi vétérinaire des animaux. Une vingtaine d’hommes et la “cargaison” ont été bloqués à bord. Le déchargement a finalement eu lieu en Libye et au Liban, après deux mois de mer. Une soixantaine d’animaux au moins seraient morts pendant l’errance. En 2025, cinq communiqués ont été diffusés sur les mésaventures du Spiridon II qui se sont poursuivies en 2026.

Robin des Bois a rejoint Stop Live Exports (Stop aux exportations d’animaux vivants), une coalition mondiale d’organisations de protection des animaux dont un des objectifs est d’amener l’Organisation Maritime Internationale à prendre position et à envisager des mesures pour réduire la souffrance infligée au bétail et les risques pour l’environnement, les équipages et les populations.

En 2025, l’association a réalisé en collaboration avec l’ONG Mercy for Animals (Brésil) un rapport sur les bétaillères maritimes contribuant à l’exportation des bovins d’Amérique du Sud vers le Moyen-Orient qui sera publié fin 2026. Un rapport sur la flotte mondiale des bétaillères maritimes est en cours de finalisation, en collaboration avec l’Animal Welfare Foundation basée en Allemagne et très influente dans l’Union européenne (note: ce rapport a été publié en juin 2026).

Le transport maritime d’animaux vivants est un concentré de marchandage entre les Etats. Il sert parfois de couverture au trafic international de drogues et de migrants.

 

4. Sécurité maritime, pollutions marines et industrialisation de la mer

 

La présence à Saint-Malo d’un cargo turc en avarie, le Flamuri, a été l’occasion de souligner une nouvelle fois que les navires dangereux pour l’environnement sont des navires imposant aux équipages des conditions de vie indignes et souvent dangereuses.

Robin des Bois a diffusé 10 communiqués d’analyse d’accidents maritimes survenus au cours de l’année 2025. Ils concernaient notamment:

– Le Morning Midas, victime d’un incendie dans l’océan Pacifique et qui a fait naufrage par 5000 mètres de fond à 830 km de l’île d’Adak, une île Aléoutienne située en mer de Béring entre l’Alaska et la péninsule du Kamtchatka. L’épave contient 3048 véhicules, 350 tonnes de gasoil et 1530 tonnes de fioul, plus le carburant des voitures thermiques et hybrides. En plus des hydrocarbures, le site pollué sous-marin va libérer au fil des mois et des siècles une grande diversité de déchets toxiques, composants des batteries au lithium, accessoires en plastique, Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques (DEEE), pneus, fluides techniques…

– Le Grande Brasile, victime de deux départs de feu alors qu’il se dirigeait vers Le Havre et qu’il venait d’Anvers. C’était le cinquième incendie depuis mars 2019 à bord d’un roulier de Grimaldi Lines, l’armateur italien spécialisé dans le transport transocéanique de voitures et autres véhicules d’occasion ou neufs entre l’Europe, l’Amérique et l’Afrique de l’Ouest. Le transport par mer de voitures équipées de batteries neuves ou usagées au lithium et au cobalt augmente la fréquence et l’intensité des incendies à bord des voituriers et des rouliers.

– Le porte-conteneurs taïwanais Wan Hai 503 victime au large des côtes du Kerala (Inde) d’une explosion dans un ou des conteneurs entreposés sous le pont suivie d’un incendie. Le navire a perdu des fûts d’acide et au moins 65 conteneurs. Quatre marins ont péri.

 

MV Wan Hai 503, 9 juin 2025 © India Coast Guard

 

– Le MSC Baltic III qui s’est échoué après une panne moteur à Terre-Neuve (Canada). C’est un des 383 porte-conteneurs rachetés d’occasion entre 2020 et 2024 par la Mediterranean Shipping Company, premier armateur mondial. “Tous des vieux machins dont la plupart, vu leur âge, aurait mérité d’aller illico dans les chantiers de démolition plutôt que de poursuivre leur exploitation” écrivait déjà Robin des Bois en 2024 (cf .”A la Casse” n°72 p.17). La flotte de l’armateur MSC qui va de méga-paquebots de croisière à des centaines de porte-conteneurs éclopés et cabossés est particulièrement scrutée par l’association. En 2026, l’épave du cargo n’est toujours pas démantelée.

– Le MSC Elsa 3 qui a coulé par 51 mètres de fond. Après son naufrage, les arrivages de Granulés de Plastique Industriels (GPI) se sont étendus vers le sud et ont commencé à toucher le nord du Sri Lanka. La pêche a été interdite dans un vaste périmètre.

 

Plage de Valiaveli, District de Thiruvananthapuram, Etat du Kerala © B. P. Deepu

 

Deux publications ont mis en lumière la répétition des accidents ayant provoqué des marées de Granulés de Plastique Industriels (GPI), notamment le communiqué “La plaie liste des granulés de plastique” diffusé après l’éperonnage du tanker Stena Immaculate par le porte-conteneurs Solong devant le Humber, estuaire du nord-est de l’Angleterre. Les GPI perdus en mer sont des déchets innombrables et flottants qui sont par erreur avalés par les oiseaux de mer, les tortues marines, les mammifères marins et les poissons. Pour mémoire, le 2 février 2023, Robin des Bois a porté plainte devant le tribunal judiciaire de Brest pour pollution marine, côtière et littorale après des arrivages massifs en provenance de la mer de GPI en Vendée, en Loire-Atlantique, dans le Morbihan, puis en Seine-Maritime. Ces granulés proviennent d’un ou de plusieurs conteneurs tombés d’un navire en transit dans la zone Iroise/Golfe de Gascogne. La plainte serait toujours en cours d’examen. Dès 2008, Robin des Bois travaille sur ce fléau en liaison avec l’association SOS Mal de Seine qui a été la première en France à prendre en compte et à quantifier la menace sur toute la façade atlantique française.

La fréquentation de la zone refuge entre Barfleur et Ouistreham dans le prolongement du projet éolien offshore de Courseulles-sur-Mer fait toujours l’objet d’une attention soutenue de Robin des Bois qui y a repéré quelques navires d’intérêt majeur avant et pendant la tempête Herminia (pétrolier russe passé sous pavillon gambien…). Cet abri est utilisé par les navires et les marins du monde entier. La proximité des méga-éoliennes et des navires de commerce au mouillage ou naviguant à vitesse très réduite est dangereuse pour la sécurité maritime, les écosystèmes et le littoral (cf. précédent rapport d’activités).

 

5. Démolition des navires

 

Robin des Bois est intervenu sur le sujet de la démolition des navires par voie de communiqués :  “La casse est dans la dèche, y compris en Inde et au Bangladesh” en janvier, “Le “navire de la mort” va être démoli à Gand” concernant l’Astoria en juin, “La Marine allemande débarque en Turquie” concernant l’arrivée à Aliaga de 7 patrouilleurs lance-missiles en septembre.

Le Happy Sky et les 7 patrouilleurs lance-missiles allemands en route vers Aliaga © BigLift

La réalisation du trimestriel d’informations et d’analyse sur la démolition des navires “A la Casse” a malheureusement été suspendue pour des raisons organisationnelle et financière. Les courriels venus du monde entier demandant la date du prochain numéro nous arrivent régulièrement.

 

6. Risques industriels, pollutions et nuisances à terre

 

Les impacts sanitaires et environnementaux des incendies d’entrepôts et d’usines sont généralement sous-évalués par les industriels et les autorités. Robin des Bois est intervenu contre ces propos lénifiants après l’incendie de l’entrepôt de Rentokil en février 2025 qui contenait 100 à 200 tonnes (ordre de grandeur) de mort-aux-rats, aux souris, aux ragondins et aux punaises de lit, en cartons, en fûts, en bidons, en sacs.

Les deux explosions et l’incendie survenus dans l’usine Seveso seuil haut Elkem Silicones Saint-Fons Fabrication et R&D ont justifié un autre communiqué critiquant les propos soporifiques du type “Confinez-vous, détendez-vous”.

 

Conseil en environnement auprès de particuliers – le cas d’une casse auto illégale

Robin des Bois a été contacté en juillet 2025 par des riverains d’une casse auto illégale comptant une centaine de Véhicules Hors d’Usage, implantée dans le département de la Charente-Maritime. Ils subissaient des nuisances olfactives en raison du brûlage à l’air libre de déchets, et visuelles. Les services de l’Etat informés dès 2016 ne bougeaient pas.
Robin des Bois est intervenu auprès du Préfet, du maire, de la DREAL et de l’Agence Régionale de Santé fin juillet 2025 en développant les risques d’incendie, de pollution des sols, des eaux superficielles et souterraines ainsi que les risques sanitaires. Robin des Bois demandait une réaction immédiate des services de l’Etat et de la mairie à l’encontre de l’exploitant.
Le Préfet a répondu à Robin des Bois fin février 2026: une inspection a été réalisée avec l’appui de la gendarmerie début octobre 2025, l’exploitant a été mis en demeure de régulariser ou de cesser ses activités. Il a reçu une amende de 2000€ et un arrêté préfectoral portant suspension de ses activités a été pris à son encontre. Des suites pénales sont envisagées.

 

7. Risques sanitaires et pesticides

 

Robin des Bois s’est mobilisé contre la loi Duplomb “visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur” et s’est associé à une tribune publiée dans Le Monde dans l’édition datée du jeudi 26 juin 2025 sur les dérives autoritaires et les risques sanitaires de cette proposition de loi.

Exceptionnellement, Jacky Bonnemains, directeur de Robin des Bois, et Charlotte Nithart, présidente, ont signé le communiqué “Coups bas contre l’Anses” de novembre 2025 en tant que membres du Conseil d’administration de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. Ce communiqué dénonçait la non prolongation du mandat du directeur général de l’Anses sur décision du cabinet du Premier ministre dont le directeur est M. Philippe Gustin, ex-directeur du cabinet de Mme Annie Genevard, ministre de l’Agriculture.

Robin des Bois constate en tant de membre du Conseil d’administration de l’Anses que l’Agence a été victime d’un véritable complot qui a abouti à sa décapitation provisoire, à son surmenage et à sa perte de repère.

Les travaux de l’Anses saisi par Robin des Bois sur l’exposition aux pesticides des travailleurs de la filière horticole se poursuivent (cf. précédent rapport d’activités).

 

8. Sites et sols pollués

 

Robin des Bois est la seule association nationale investie sur la question des sites pollués par les anciennes activités industrielles.

Un troisième communiqué de Robin des Bois sur le chantier de dépollution de l’ancienne usine à gaz de La Rochelle mitoyen d’une école élémentaire, d’un collège et d’un lycée a demandé des opérations approfondies d’excavation et de pompage des polluants sous une tente de confinement avec aspiration pour éviter les échappées d’odeurs et de vapeurs irritantes et toxiques. Ce communiqué d’octobre a été élargi à d’autres chantiers à venir sur d’autres sites d’anciennes usines à gaz cédés à Speed Rehab par Engie (ex-Enedis, ex-Gaz de France).

Concernant les PFAS, l’axe d’action prioritaire de Robin des Bois a été en 2025 leur utilisation dans les mousses anti-incendie, source majeure de diffusion des PFAS dans les organismes vivants et les écosystèmes. En 2024 et 2025, au moins 15 incendies sur des sites Seveso ont été combattus avec des mousses aux PFAS, autant de nouveaux sites pollués. Robin des Bois souhaite notamment que les niveaux d’exigence de “dénaturation” des extincteurs périmés contenant des mousses aux PFAS ou susceptibles d’en contenir soient relevés afin de protéger les travailleurs de cette filière et l’environnement, que soit créée une filière nationale d’élimination des stocks de mousses contenant des PFAS périmés ou interdits d’usage pour éviter les débarras sauvages et que les PFAS soient analysés dans les boues de station d’épuration avant tout épandage sur des parcelles agricoles ou forestières.

Une mise à jour de l’inventaire des sites pollués par les PCB sera publiée en 2026.

 

9. Pollutions des eaux douces

 

Les cours d’eau, les rivières et les fleuves sont pollués par les pesticides et les PFAS précédemment évoqués. Parmi les autres pollutions dont ils sont victimes, les rejets de lisiers et de boues de curage sont fréquents. Ils font l’objet de procédures de Robin des Bois devant les tribunaux :

– Le dépôt de plainte en mai 2024 et la constitution de partie civile en juin 2025 devant le tribunal correctionnel d’Argentan contre une exploitation agricole qui a pollué la Maire par un rejet de lisier. Des truites fario, des goujons, des vairons, des gardons ont été retrouvés morts. L’exploitation agricole a été condamnée à verser 5000 € de préjudice moral à Robin des Bois. Cette somme a été recouvrée.

– Dans l’affaire de la pollution de la Faux et du Galop à Bourg-Fidèle évoquée dans le rapport d’activités de l’année 2023, le tribunal de Charleville-Mézières avait condamné le pollueur à une amende de 2000€ avec sursis et à la remise en état du milieu naturel, et verser à Robin des Bois 1000€ de préjudice écologique et 400€ au titre des frais de justice. Ce jugement a été confirmé par l’arrêt de la cour d’appel de Reims en avril 2025 et les fonds ont été recouvrés par voie de commissaires de justice.

 

10. Déchets

 

10.1. Déchets de guerre

En se basant sur des sources onusiennes et universitaires, Robin des Bois a publié en juillet 2025 un communiqué de synthèse provisoire des déchets produits depuis l’invasion de Gaza par l’armée israélienne. A titre d’exemple, le volume de gravats de démolition était estimé en avril 2025 à 54 millions de tonnes, soit 385 kg/m2. Ces gravats contiennent de l’amiante, des hydrocarbures, du cadmium et d’autres polluants métalliques, des DEEE (Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques), des médicaments et pesticides avariés, des plastiques brûlés, des déchets hospitaliers, des déchets anatomiques. Les bombes et les obus sont également sources de pollutions (nitrate d’ammonium, poudre d’aluminium, composés chlorés cancérogènes …) et de risques d’explosion différée car au moins 10% des obus et des bombes n’ont pas explosé au contact. Enfin le communiqué soulignait qu’un cessez-le-feu n’est pas un cessez-les-pollutions et que les menaces environnementales, sanitaires et post-traumatiques ne connaissent pas les frontières. Le cataclysme de Gaza est un cataclysme régional. Suite à la large diffusion de ce communiqué, une seule réaction outragée a été reçue via Facebook.

© Nations Unies

L’expertise de l’association sur les munitions tirées et non explosées a été très sollicitée par les médias au moment de la découverte d’une bombe de la Seconde Guerre mondiale à Saint-Denis au nord de Paris le vendredi 7 mars. Le sujet des déchets de guerre à terre, des décharges de munitions historiques en mer et dans les lacs reste une campagne prioritaire qui fait l’objet de recherches continues.

La foison d’informations souvent confuses diffusées dans les médias au sujet de l’arsenal de munitions chimiques en Syrie a conduit l’association à remettre sur le devant de la page d’accueil de son site internet les 6 notes d’information qu’elle a publiées entre 2013 et 2014 concernant la destruction des composants des munitions chimiques syriennes à bord d’un navire usine de l’US Navy, le Cape Ray.

Au nom de son réseau et dans le cadre de sa campagne sur les déchets de guerre, l’association Robin des Bois a versé 200 euros pour contribuer à la restauration du tableau “Les Mères maudissent la Guerre”, une œuvre peinte par Gabriel Ferrier en 1889, déposée au Musée de Picardie à Amiens en 1890 et endommagée par le bombardement allemand du 26 mars 1918.

 

10.2. Lâchers de ballons

Suite à la campagne de Robin des Bois auprès des préfets, il est aujourd’hui interdit de lâcher des ballons et des lanternes volantes dans 21 départements français. Vingt-six autres départements interdisent tous lâchers de lanternes volantes. La carte des interdictions de lâcher des ballons et des lanternes volantes a été mise à jour en septembre 2025.

 

10.3. Déchets ménagers

Le communiqué “La Revenante” a mis en exergue la gestion de la décharge de Senneville-sur-Fécamp exploitée sur la falaise entre 1950 et 2002 et qui présente un risque de dévalement des déchets vers le pied des falaises et les eaux côtières. Ce communiqué rappelle le travail de Robin des Bois sur ces vieilles décharges oubliées et les avancées obtenues par l’association depuis 2009 avec notamment la mise en place d’un Plan national de résorption des décharges littorales.

Le communiqué “La Révoltante” a mis en exergue la gestion de la décharge de Moulin-sous-Touvent dans l’Oise. Pour permettre son extension, les exploitants se sont lancés en 2014 dans une procédure honteuse pour radier la Butte des Zouaves de l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Robin des Bois agit aux côtés de l’association Les Rencontres du Patrimoine et de l’Environnement, de l’association Tracy Environnement, de l’association Regroupement des Organismes de Sauvegarde de l’Oise (ROSO) et de l’Association de Sauvegarde de l’Environnement Carolipontois (ASEC).

Devant les tribunaux, Robin des Bois s’est constitué partie civile en mars 2025 dans une affaire de trafic de déchets organisé par deux entreprises, l’une spécialisée dans le traitement des déchets et l’autre exploitant une carrière dans le département du Var. Le tribunal correctionnel de Draguignan les a condamnées à des amendes de 50.000€. Le gérant a également été condamné à 1 an de prison avec sursis. Le tribunal a ordonné aux condamnés de verser à Robin des Bois 10.000€ au titre du préjudice moral et 800€ au titre des frais de justice. Le gérant et l’une des entreprises ont fait appel du jugement.

Certaines affaires ont des issues inattendues. Dans le rapport d’activités de 2024, Robin des Bois évoquait le cas du déversement de 300 tonnes de déchets dans le fleuve Var à Puget-Théniers. Les prévenus, le maire, l’ancien maire, un autre élu et des employés municipaux, ont été relaxés par le tribunal correctionnel de Nice.

Conseil en environnement auprès de particuliers – le cas d’une vieille décharge

Robin des Bois a été informé en avril 2025 par les résidents d’une résidence à La Teste-de-Buch (Gironde) de plusieurs problèmes en particulier des affleurements de déchets divers en surface au niveau des espaces verts.
Grâce à une enquête historique, Robin des Bois a découvert que la résidence avait été construite sur un ancien marais et une ancienne décharge exploitée entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et 1970.
L’association est intervenue auprès du bailleur social, du Préfet, de la mairie, du conseil régional et la DREAL (Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) pour leur communiquer le résultat de ses investigations et demander en conséquence quels moyens allaient être mis en œuvre pour garantir la sécurité des résidents et pour identifier les pollutions des eaux souterraines et des eaux superficielles.
Le bailleur social a fait réaliser différentes études (géotechniques, présence d’amiante, …) dont Robin des Bois n’a pas encore eu communication. Début avril 2026, l’accès à l’eau potable a été suspendu en raison des teneurs en plomb. A suivre.

 

10.4. Créosote

Abondamment utilisée dans le traitement des traverses de chemin de fer, la créosote est cancérogène. L’élimination des bois traités à la créosote est une campagne au très long cours présentée dans chaque rapport d’activités. Voici donc simplement cette année deux exemples de sollicitations reçues à ce sujet.

Conseil en environnement auprès de particuliers – les cas de bois traités à la créosote

– Un éleveur de brebis des Hautes-Alpes ayant acheté auprès de la SAFER en 2021 un bâtiment agricole dont la charpente est traitée à la créosote et la toiture est en tôle de fibrociment (amiante lié) a sollicité les conseils de Robin des Bois en février 2025. N’ayant pas les moyens de démolir ce bâtiment et d’en reconstruire un, il envisageait “d’isoler” les matériaux créosotés, ce qui n’est pas possible.
Robin des Bois l’a informé des risques sanitaires pour sa famille, ses animaux et lui-même et lui a conseillé de procéder petit à petit au retrait de la toiture puis de la charpente, d’interdire l’accès au bâtiment et de l’aérer régulièrement. L’éleveur a indiqué qu’il allait procéder ainsi.

– Un particulier a sollicité l’aide de Robin des Bois en juin 2025 à propos d’un poteau ENEDIS fortement créosoté (coulures de créosote visibles) implanté à l’intérieur de sa propriété en Haute-Garonne. Il était particulièrement inquiet pour la santé de son fils de 4 ans et toute la famille subissait des nuisances olfactives importantes. Malgré des sollicitations auprès d’EDF, d’ENEDIS et de la mairie, il n’obtenait aucune réponse.
Robin des Bois est intervenu auprès de la direction régionale d’ENEDIS, de l’Agence Régionale de Santé et de la DREAL afin de demander la mise en sécurité du poteau créosoté. ENEDIS s’est engagé à changer le poteau en février 2026, ce qui a été fait.

 

11. Nucléaire, électrification

 

Quelques jours après la tentative d’invasion de l’Ukraine par la Russie, Robin des Bois a été la première association ou parmi les premières à souligner l’urgence à imposer l’inviolabilité des sites nucléaires sur les théâtres des guerres que la diplomatie internationale a été impuissante à éviter. Elle a récidivé avec un nouveau communiqué (“Drapeau blanc sur les sites nucléaires – bis”) condamnant les attaques des sites nucléaires iraniens par Israël et par les Etats-Unis d’Amérique. La menace n’est pas seulement radioactive, elle est aussi chimique puisque la filière nucléaire utilise des substances chimiques notamment pour l’enrichissement de l’uranium, quel que soit son degré d’enrichissement.

En décembre 2025, Robin des Bois a saisi l’occasion du transport d’uranium pollué entre la France et la Russie à bord du Mikhail Dudin pour dénoncer par communiqué (“L’emprise russe”) la persistance de la coopération historique entre les deux pays concernant le nucléaire civil. La France expédie son uranium de retraitement en Russie et la laisse faire son affaire des déchets de cet enrichissement à risques.

Pour mémoire, le dimanche 26 janvier 2025, Robin des Bois était aux côtés de Nihon Hidankyo, association japonaise attributaire du Prix Nobel de la Paix 2024 représentant les survivants des bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki, pour manifester pacifiquement en face de la base de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de l’Ile Longue à 10 km à vol d’oiseau du centre de l’agglomération de Brest (Finistère), plus de 200.000 habitants.

Robin des Bois constate de par ses archives et sa culture qu’aucune énergie n’est miraculeuse. Elles ont toutes des inconvénients et elles ont toutes leurs promoteurs et leurs publicitaires. En aval de l’électrification, il y a une demande de terres rares et de lithium pour les batteries et la nécessité de densifier le réseau de transport de l’électricité. L’électrification forcenée est une nouvelle menace pour la biodiversité et le genre humain.

 

II- Actions devant les tribunaux

 

L’association Robin des Bois est agréée au titre de la protection de l’environnement depuis 2008 sur le territoire national. Certaines procédures dans lesquelles nous sommes engagés ont été citées précédemment, voici une synthèse globale.

Robin des Bois a déposé 32 plaintes en 2025 et s’est constitué partie civile dans 12 procès : 16 cas de braconnage, trafic ou destruction d’espèces protégées, 18 cas de pollution de rivières, 2 cas de feux d’artifice sur ou à proximité d’espaces et d’espèces protégées.

En 2025 et jusqu’en mai 2026, Robin des Bois a gagné 18 procédures :
– 14 contre des braconniers et trafiquants d’espèces menacées
– 2 contre des pollueurs de rivières
– 2 contre des trafiquants de déchets

En raison de la surcharge des tribunaux et parfois de la complexité des dossiers, beaucoup d’audiences ont été renvoyées à des dates ultérieures, parfois lointaines (plus d’un an dans le cas de la décharge sauvage de Saint-Aubin-sur-Quillebeuf dans l’Eure). Les jugements sont rarement rendus immédiatement ; ils sont mis en délibéré. Parfois la date de délibéré est elle-même reportée. Ensuite, les condamnés font souvent appel.

Lorsque la condamnation définitive intervient, les dommages et intérêts pour le préjudice moral et parfois pour le préjudice écologique sont très rarement exécutés spontanément. Il faut donc attendre que le greffe du tribunal envoie le jugement revêtu de la formule exécutoire, puis l’envoyer par recommandé au condamné, voire ensuite l’envoyer à un commissaire de justice. Le recouvrement des dommages et intérêts est donc long et incertain.

Au total, 130 dossiers sont en cours de traitement. Les plaintes sont choisies, construites, rédigées en interne chez Robin des Bois par 2 à 3 collaborateurs et sauf exception défendues par un permanent de Robin des Bois, sans avocat inscrit au barreau.

 

III- Conseil en environnement

 

1. Conseil en environnement auprès de particuliers

En 2025, Robin des Bois a reçu 98 sollicitations de particuliers, collectifs, associations ou collectivités territoriales. 60 dossiers ont été traités par courriers et courriels (entre 1 et 40 envois selon le nombre de destinataires et de relances nécessaires), d’autres ont été traités par téléphone. Plus de 300 courriers ont été envoyés. Entre janvier et mai 2026, Robin des Bois a déjà reçu 19 nouvelles sollicitations et traité 8 dossiers (44 courriers et relances déjà envoyés). Ce travail est réalisé bénévolement.

Répartition thématique du conseil en environnement auprès de particuliers en 2025 :

Répartition géographique du conseil en environnement auprès de particuliers en 2025 :

Rappel de la méthodologie

Entre 2 et 4 collaborateurs de Robin des Bois mobilisent leurs compétences pour traiter ces sollicitations : recherches historiques, règlementaires, inspections de photos notamment aériennes, investigations dans les bases de données du ministère de l’Écologie (installations industrielles, sites et sols pollués, inventaires faune et flore), sur les sites des préfectures et des mairies, dans les Plans Locaux d’Urbanisme, les plans de prévention des risques naturels ou technologiques, les études de dangers. Des visites sur le terrain sont réalisées si nécessaire.Les destinataires de nos courriers sont les préfectures, sous-préfectures, les DREAL (Directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement), les Agences Régionales de Santé (ARS), les Directions Départementales des Territoires/ Directions Départementales des Territoires et de la Mer, l’ADEME, l’Office National des Forêts, l’Office Français de la Biodiversité, les Conseils régionaux et départementaux, les mairies et élus municipaux, les communautés d’agglomérations et de communes, les syndicats de gestion des eaux ou des déchets, les bailleurs sociaux, les syndics d’immeubles, les gendarmeries, la SNCF, ENEDIS, RTE (Réseau de transport d’électricité), des sociétés de droit privé, des médias locaux en tant que de besoin etc.Le rôle de Robin des Bois dans ces affaires particulières est un rôle de médiation. Les courriers destinés aux particuliers et collectifs sont accompagnés du corpus réglementaire applicable, de la jurisprudence, de modèles de courriers et de modes d’emploi pour effectuer des recours administratifs ou contentieux.

 

2. Conseil en environnement auprès de l’industrie

 

Depuis 2001, Robin des Bois accompagne le groupe Séché Environnement en effectuant des visites de ses sites suivies d’un rapport d’étonnement et de propositions de mesures correctives. Six visites ont été réalisées en 2025: Ecosite de la Croix Irtelle, Séché Eco Industrie La Dominelais, Ecopôle de Nivillac, Speichim Saint-Vulbas, Trédi Saint-Vulbas et Trédi Strasbourg. Ce travail est rémunéré (cf. rapport financier).

 

IV. Commissions, conseils d’administration et groupes de travail, enquêtes et consultations publiques

 

1. Instances de concertation

Deux permanents de Robin des Bois, Jacky Bonnemains et Charlotte Nithart, représentent l’association dans des instances de concertation. La participation aux réunions ne donne lieu à aucune rémunération. En 2025, les réunions les plus fréquentes concernaient les instances suivantes :

– Conseil Supérieur de la Prévention des Risques Technologiques (CSPRT). Lien vers les comptes-rendus.
– Commission Transport de Matières Dangereuses du CSPRT.
– Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN). Robin des Bois a voulu mieux faire connaitre les travaux du HCTISN à travers un communiqué publié en juin 2025 “Portes ouvertes sur le nucléaire“. L’avenir du nucléaire et son passé sont dans les comptes-rendus du Haut comité.
– Groupe de travail du HCTISN sur la politique de l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection en matière de transparence et de dialogue avec la société.
– Commission Nationale d’Aide dans le domaine Radioactif (CNAR).
– Comité Technique sites pollués de l’ADEME.

Jacky Bonnemains est titulaire et Charlotte Nithart suppléante du Conseil d’Administration de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) et Jacky Bonnemains est membre du Conseil d’Administration du COFRAC (Comité français d’accréditation), au nom de Robin des Bois.

L’association est également représentée aux Comités de Parties Prenantes des éco-organismes Ecomaison, Cyclevia (éco-organisme chargé de la récupération et de la valorisation des huiles et lubrifiants industriels), Valobat (éco-organisme du bâtiment) et Batribox (éco-organismes des batteries).

En 2025, des représentants de Robin des Bois ont été entendus par la mission de l’IGEDD (Inspection générale de l’environnement et du développement durable) sur “Potentiel et limites au développement du dessalement de l’eau de mer en France”, sujet que l’association suit depuis le Grenelle de l’Environnement (2007) durant lequel elle avait fait une proposition visant à l’encadrement des usines de dessalement. Dans son audition Robin des Bois a beaucoup insisté sur les dangers pour la biodiversité de ces installations et notamment celle qui est prévue à Mayotte.

Toujours en 2025, Robin des Bois a été invité par le pôle environnemental du tribunal judiciaire de Paris à des échanges autour de la maltraitance animale.

2. Consultations publiques

Contributions de Robin des Bois en 2025 après étude du dossier et recoupement avec son fond documentaire:

 

V- Site internet / sollicitations de journalistes

 

Le site internet de Robin des Bois a reçu 120.000 visites par mois en moyenne sur l’année 2025.

Robin des Bois a été sollicité en 2025 par une centaine de journalistes français ou étrangers sur des sujets internationaux, nationaux ou locaux (espèces menacées, “mini” réacteurs nucléaires, déchets de marées noires, démolition des navires, pollution par les épaves, granulés plastiques, éoliennes offshores, décharges littorales, lâchers de ballons, pesticides dans les fleurs ornementales, sites pollués en particulier par les anciennes usines à gaz, déchets de guerre, sécurité maritime dans le détroit d’Ormuz …).

 

VI- Ressources humaines

 

Une salariée a fait valoir ses droits à la retraite après plus de 22 ans chez Robin des Bois et n’a pas été remplacée pour des raisons budgétaires.  Le reste de l’équipe est stable et au 31 décembre 2025, l’association comptait 7 salariés, 5 femmes et 2 hommes :

Jacky Bonnemains
Lise Contant
Elodie Crépeau-Pons
Jean-Pierre Edin
Gaëlle Guilissen
Elisabeth Lavarde
Charlotte Nithart

Les effectifs sont renforcés par la mise à disposition de Juan Andrès Garcia Bodniza par la Fondation Franz Weber 2 jours par semaine pour la veille documentaire du bulletin “A la Trace” dans les pays hispanophones et lusophones.

L’association a accueilli 3 stagiaires d’universités des Etats-Unis d’Amérique qui ont chacun effectué un stage bénévole de 2 mois. Deux anciens stagiaires américains effectuent toujours des traductions pour l’association (travail rémunéré).

 

Pour que les rapports d’activités 2026 et 2027 soient aussi
intéressants et cohérents que celui de 2025, aidez-nous, merci.

 

ADHESION

 

DON

 

 

PARTIE 2- RAPPORT FINANCIER 2025 ET PREVISIONNEL 2026

 

Le bilan réalisé par le cabinet d’experts comptables fait état d’un déficit de 8335 € en 2025. Le choc de l’amputation non programmée de la subvention du ministère de l’Ecologie a été encaissé. C’est la seule subvention que Robin des Bois demande et l’association ne bénéficie d’aucune aide à l’emploi.

Les dettes d’un montant total de 44.285 € au 21 décembre sont en baisse et constituées pour les trois-quarts des salaires et charges sociales du mois de décembre 2025 payées en janvier 2026 et de deux loyers. Robin des Bois n’a aucun emprunt bancaire.

 

Recettes

 

Les recettes sont globalement en recul de 33.000 €.

Les adhérents, donateurs et sympathisants ont répondu à l’appel “Robin des Bois dans le passage de la Galère” lancé en mai 2025 après la diminution de la subvention du ministère de l’Ecologie (80.000 € attribués en 2024 et 20.000 € attribués en 2025).
Fabrice Nicolino a rédigé une page spéciale sur Robin des Bois dans le Charlie Hebdo du 21 mai 2025 qui a contribué à susciter des soutiens. Les dons et adhésions ont ainsi progressé de plus de 31.000 €.
Le don supplémentaire (16.000 €) de l’association “Nous voulons des coquelicots” dédiée à l’interdiction des pesticides de synthèse et de l’association Mercy for Animals Brésil (8000 €) pour contribuer à la réalisation par Robin des Bois d’un rapport sur les bétaillères maritimes ont également aidé à amortir le choc.
Les fondations Brigitte Bardot et Franz Weber soutiennent toujours la réalisation du bulletin “A la Trace”/”On the Trail” dédié à l’analyse des actes de braconnage et de contrebande d’espèces animales menacées.
Le mécénat biodiversité du groupe Séché Environnement est stable.
Au total, les dons, adhésions et mécénat sont en augmentation de près de 40.000 € par rapport à 2024.

Les ventes d’huile de jojoba bio par correspondance et dans une moindre mesure sur les salons sont en augmentation (+ 13.700 €).

Les recettes du conseil en environnement pour le groupe Séché Environnement sont stables.

Au final, les difficultés à recouvrer les sommes attribuées par les tribunaux à Robin des Bois au titre des dommages et intérêts et du préjudice écologique expliquent le recul des recettes (- 28.000 € par rapport à 2024). Certaines peines d’ores et déjà prononcées et définitives ne sont pas encore exécutées.

 

Charges

 

Les charges sont globalement en diminution (- 9000€).

Les salaires et charges sociales associées sont en baisse (- 11.290 €) suite au départ à la retraite d’une salariée au mois de juin. Le poste ne sera pas renouvelé à court terme. Les salaires n’ont pas augmenté en 2025. Une prime de 500 € pour un temps complet a été versée aux salariés en décembre. Le salaire brut le plus élevé est de 2390 € et le salaire minimum de 2080 € pour un temps complet hors heures supplémentaires. Tous les membres du Conseil d’Administration exercent leur fonction bénévolement. Charlotte Nithart est rémunérée pour ses fonctions de directrice de campagnes distinctes et préexistantes à celles de présidente.

Les frais de mission sont en augmentation (+ 5450 €) car les déplacements pour des enquêtes de terrain et de participation aux conventions internationales ont été plus nombreux. Il en est de même des frais de maintenance du site internet qui nécessite des mises à jour (+ 880 € pour 2025) et de podcast (+1600 €).

Les frais juridiques sont en baisse. A une exception près en 2025, l’association rédige les conclusions et plaide sans avocat devant les tribunaux. Ce travail est réalisé par les permanents avec l’aide bénévole de Jean-Christophe Tymoczko, membre du Conseil d’Administration.

Les contributions volontaires en nature correspondent à la mise à disposition d’un salarié 2 jours par semaine pour la réalisation du bulletin “A la Trace” par la Fondation Franz Weber.

Le rapport financier a été validé par l’Assemblée Générale.

Le budget prévisionnel de l’année 2026 a été détaillé et validé durant l’Assemblée Générale. Il s’inscrit dans la continuité tout en anticipant une nouvelle diminution de la subvention du ministère de l’Ecologie.

 

PARTIE 3- ELECTION DU CONSEIL D’ADMINISTRATION

 

Les membres du Conseil d’Administration élus lors de l’Assemblée Générale du 26 avril 2025 ont désigné en leur sein un bureau. En 2025, le Conseil d’Administration s’est réuni 5 fois:
1er mars 2025
26 avril 2025
12 juillet 2025
4 octobre 2025
19 décembre 2025

Des échanges téléphoniques ou par courriels entre les administrateurs ont eu lieu dès que nécessaire.

François Gasnier a démissionné en décembre 2025 et aucune nouvelle candidature n’a été reçue. Pour mémoire, selon les statuts, tout adhérent peut présenter sa candidature et celle-ci doit parvenir au siège de l’association au moins 6 semaines avant la tenue de l’Assemblée Générale (généralement au premier trimestre).

Les pouvoirs reçus au siège de l’association ont été comptabilisés avant l’ouverture de l’Assemblée Générale. Au total, 143 pouvoirs ont été reçus dont 135 valides et 8 bulletins nuls car non nominatifs :
– Charlotte Nithart (directrice de campagnes, présidente) : 56 pouvoirs
– Vera Weber (présidente de fondation, conseillère) : 38
– Emilie Courtin (agent comptable, trésorière et secrétaire générale de Robin des Bois) : 15
– Odile Malassis – de Bailleul (maquettiste, vice-présidente): 13
– Jean-Christophe Tymoczko (avocat, conseiller) : 13

Le Conseil d’Administration est réélu à l’unanimité et ses membres désigneront en son sein les membres du bureau conformément aux statuts.

 

L’Assemblée Générale ouverte à 14h a été levée à 16h15.

* * *

Annexe I – bulletins, rapports, communiqués et notes d’information publiés par Robin des Bois en 2025

Le Zimrida à Abidjan, 7 janvier 2025
Munitions chimiques syriennes, 10 janvier 2025
La casse est dans la dèche, y compris en Inde et au Bangladesh, 15 janvier 2025
Les fleurs du mal, 24 janvier 2025
L’empreinte des marées noires, 27 janvier 2025
Pour une Interdiction des Armes Nucléaires, 29 janvier 2025
La baie de Seine, port refuge universel, 31 janvier 2025
Robin des Bois, Robin des Mers, 7 février 2025
Les fleurs du mal n°2, 13 février 2025
MSC Baltic III, 17 février 2025
Le spectre du Grande America, 20 février 2025
Robin des Bois les trace en mer et à quai, 28 février 2025 mis à jour le 24 avril 2025
On nous prend pour des rats, 3 mars 2025
Bombe non explosée à Saint-Denis, 7 mars 2025
Collision – explosion / Solong – Stena Immaculate, communiqué n°1, 10 mars 2025
Collision Solong –Stena Immaculate, communiqué n°2, 11 mars 2025
La plaie liste des granulés de plastique /Collision Solong –Stena Immaculate, communiqué n°3, 18 mars 2025
Les mères maudissent la guerre, Robin des Bois aussi, 24 mars 2025
Le ciel n’est plus une décharge, 28 mars 2025
Prison ferme pour des trafiquants de civelles, 11 avril 2025
“A la Trace” n°44, 14 avril 2025
Les bobards tuent les boas, 22 mai 2025
Robin des Bois dans le Poste – épisode 1 (podcast), 22 mai 2025
MSC, luxe et misère, 26 mai 2025
Les vautours, l’autre bête noire, 5 juin 2025
Le trafic maritime touche le fond, 10 juin 2025
La paix pour les baleines, 12 juin 2025
Portes ouvertes sur le nucléaire, 17 juin 2025
Le “navire de la mort” va être démoli à Gand, 19 juin 2025
Sauvetage d’un martinet noir, 20 juin 2025
Drapeau blanc sur les sites nucléaires – bis, 23 juin 2025
“A la Trace” n°45, le bulletin de la défaunation, 25 juin 2025
Le trafic maritime touche le fond –n°2, 26 juin 2025
A fond contre le projet de loi Duplomb, 27 juin 2025
Halte aux feux, 11 juillet 2025
Au secours de l’île d’Amsterdam et de l’île Ronde !, 18 juillet 2025
Gaza, mon amour, 24 juillet 2025
Alaska 1988: entente cordiale entre les USA et la Russie soviétique, 15 août 2025
Le monde tel qu’il est – “A la Trace” n°46, le bulletin de la défaunation, 18 août 2025
“Animal crushing”, le commerce international de la cruauté, 26 août 2025
C’est pas du rhum !, 4 septembre 2025
Un chasseur de trophées condamné, 10 septembre 2025
Mise à jour de la carte des interdictions de lâcher des ballons et des lanternes volantes, 22 septembre 2025
Avant-première “A la Trace” n°47 – Trafic Europe–Asie de cornes de rhinocéros, 22 septembre 2025
Avant-première “A la Trace” n°47 – Vive Buckie!, 23 septembre 2025
Avant-première “A la Trace” n°47 – Défilé d’espèces menacées à la frontière Ukraine-Pologne, 24 septembre 2025
La Marine allemande débarque en Turquie, 25 septembre 2025
Halte aux mousses au fluor, 9 octobre 2025
Avant-première “A la Trace” n°47 – Trafic de lynx roux, 17 octobre 2025
La Rochelle : vite et mal !, 22 octobre 2025
187.000 morts, 24 octobre 2025
Pernambouc : une rengaine coloniale (Communiqué CITES CoP 20 n°1), 30 octobre 2025
Quand la poésie d’hier dit la vérité d’aujourd’hui, 6 novembre 2025
Coups bas contre l’Anses, 7 novembre 2025
Bétaillères maritimes : 2901 vaches en souffrance (Spiridon II – Communiqué n°1), 12 novembre 2025
26.000 km en mer pour près de 3000 vaches (Spiridon II – Communiqué n°2), 17 novembre 2025
Pernambouc : la mélodie des tronçonneuses (Communiqué CITES CoP 20 n°2), 19 novembre 2025
“A la Trace” n°47, le bulletin de la défaunation, 21 novembre 2025
Coup de théâtre (Spiridon II – Communiqué n°3), 22 novembre 2025
Spiridon II – La bétaillère fantôme. Dernière minute et dernier rebondissement (Spiridon II – Communiqué n°4), 24 novembre 2025 – 9h15
Ouverture de la CoP20 de la CITES à Samarcande, Ouzbékistan (Communiqué CITES CoP 20 n°3), 24 novembre 2025
Du bétail et de la cocaïne, 26 novembre 2025
Kazakhstan, saisie de 380 chardonnerets élégants, 26 novembre 2025
Archipel des Tonga, condamnation braconnage concombres de mer, 26 novembre 2025
Spiridon II – Dernier rebondissement, 27 novembre 2025
En avant la musique ! Pernambouc ou pau-brasil (Communiqué CITES CoP20 n°4), 27 novembre 2025
Le Brésil pillé dans toute sa biodiversité, 27 novembre 2025
Quatre bonnes nouvelles et une mauvaise pour la flore (Communiqué CITES CoP20 n°5), 28 novembre 2025
Huit bonnes nouvelles et deux mauvaises pour la faune marine (Communiqué CITES CoP20 n°6), 28 novembre 2025
L’emprise russe, 1er décembre 2025
Bilan de la journée du samedi 29 novembre 2025 (Communiqué CITES CoP20 n°7), 1er décembre 2025
La mondialisation des cuisses de grenouilles a du plomb dans l’aile (Communiqué CITES CoP20 n°8), 3 décembre 2025
Pernambouc, une protection à croissance lente (Communiqué CITES CoP20 n°9), 3 décembre 2025
Bilan des mardi 2 et mercredi 3 décembre 2025 (Communiqué CITES CoP20 n°10), 4 décembre 2025
Bonnes bêtes de Noël ! (Communiqué CITES CoP20 n°11), 5 décembre 2025
La revenante, 9 décembre 2025
Transport maritime d’animaux vivants, 10 décembre 2025
La Révoltante, 19 décembre 2025
On vous cache tout, on vous dit rien, 23 décembre 2025
La Belle et les Bêtes, 28 décembre 2025

 

 

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